Le prolapsus génital

le prolapsus génital

01La définition

02Les origines

03La stratégie diagnostique

04Le diagnostic

05Les examens complémentaires

06Le traitement

La définition

Le prolapsus génital est une affection du système génital féminin. Il se définit par une descente des organes pelviens (vessie, utérus, rectum) à travers le vagin (communément appelé descente d’organes).

prolapsus genital définition

Les origines

À la différence de l’homme, dont les organes pelviens sont fixes, la présence du vagin chez la femme constitue une zone de faiblesse. Toute défaillance musculaire dans cette région du pelvis se traduit alors par une descente (ou saillie) isolée ou associée de la vessie, de l’utérus et du rectum. Cette saillie ou ptose se produit au repos ou surtout lors de la poussée abdominale.

Elle est classée en 3 degrés en fonction de l’importance de la descente de l’organe :

  • 1er degré : l’organe reste en deçà de la vulve (descente à mi-vagin).

  • 2e degré : l’organe affleure la vulve.
  • 3e degré : l’organe dépasse la vulve (prolapsus extériorisé) : impression de boule s’extériorisant hors du vagin.

    prolapsus genital 3ieme degre

Le développement d’un prolapsus génital suppose une modification de la statique pelvienne avec zones de faiblesse. Les facteurs responsables d’un trouble de la statique pelvienne sont acquis ou congénitaux :

  • Facteurs acquis :
    • Le traumatisme obstétrical : L’accouchement entraîne transitoirement une modification notable des éléments de suspension et de soutènement des organes pelviens. Il est parfois source de rupture des tissus et des ligaments, de déchirure des muscles releveurs de l’anus. C’est souvent dès le premier accouchement que les dégâts se produisent. L’accouchement d’un gros enfant, l’accouchement en force, trop rapide, l’utilisation d’instruments type forceps sont autant de sources de délabrements qui font le lit du prolapsus. Celui-ci apparaît rarement dans les suites immédiates de l’accouchement mais le plus souvent à distance après la quarantaine.
    • La ménopause : C’est à cette période de la vie que se développe une carence hormonale. Or, ces hormones jouent un grand rôle dans la trophicité des tissus et des ligaments, notamment ceux qui participent au système de suspension des organes pelviens. Il s’y ajoute les effets du temps, de la sénilité tissulaire et de la chute du tonus musculaire. Tout cela explique que les prolapsus génitaux se révèlent souvent à un âge avancé.
    • La ménopause : C’est à cette période de la vie que se développe une carence hormonale. Or, ces hormones jouent un grand rôle dans la trophicité des tissus et des ligaments, notamment ceux qui participent au système de suspension des organes pelviens. Il s’y ajoute les effets du temps, de la sénilité tissulaire et de la chute du tonus musculaire. Tout cela explique que les prolapsus génitaux se révèlent souvent à un âge avancé.
    • Les antécédents chirurgicaux : Les interventions chirurgicales pelviennes peuvent perturber les éléments de suspension des organes pelviens et principalement ceux de la vessie. Un prolapsus peut donc survenir secondairement.
  • Facteurs congénitaux :

    Les prolapsus congénitaux sont fréquents et sont liés à des conformations anatomiques particulières qui favorisent lors des efforts de poussée l’élongation du système de suspension des organes pelviens.

La stratégie de diagnostique

Une étude clinique (interrogatoire, examen clinique) et des examens complémentaires sont indispensables pour prévoir un traitement adapté :

  • 1er point : Qualifier et classer le prolapsus par un examen clinique rigoureux
  • 2e point : Rechercher l’existence d’une incontinence d’urines associée
  • 3e point : Apprécier les facteurs de risques associés qui conditionnent le traitement

C’est une défaillance des moyens de fixité des organes pelviens qui entraîne un prolapsus génito-urinaire.


Le diagnostic

  • Interrogatoire : Il est capital
  • L’examen clinique : Il s’agit d’un examen gynécologique approfondi et rigoureux qui doit mettre en évidence toutes les composantes du prolapsus. Il est donc pratiqué sur une patiente en position gynécologique à l’aide de valves permettant d’explorer les différentes parois du vagin :

    • L’exploration de la paroi antérieure du vagin à l’aide d’une valve refoulant la paroi vaginale postérieure au repos et à l’effort de poussée permet de quantifier l’importance du prolapsus de la vessie (ou cystocèle).
    • La préhension du col utérin à l’aide d’une pince (dite de Pozzi) évalue l’importance du prolapsus utérin (ou hystéroptose).
    • L’examen de la paroi postérieure du vagin à l’aide d’une valve recherche le degré de prolapsus du rectum (ou rectocèle)
    Cet examen est complété par une appréciation de la trophicité de la vulve, de la tonicité et la contractilité des muscles du périnée (cotation des muscles releveurs de l’anus) et un toucher rectal évaluant la tonicité du sphincter anal.

Au terme de cet examen, une classification du prolapsus génital est proposée


Les examens complémentaires

Ils ne sont pas indispensables au diagnostic de prolapsus, mais sont utiles rechercher une lésion associée avant de proposer un traitement :

  • Frottis vaginal : Il doit être systématique et permet d’éliminer un cancer du col utérin ou de l’endomètre.
  • Examen Cyto-Bactériologique des Urines (ECBU) : Il élimine une infection urinaire associée.
  • Échographie rénale et pelvienne : Elle renseigne sur le volume utérin et sur le retentissement du prolapsus sur l’appareil urinaire (dilatation rénale, résidu vésical post-mictionnel).
  • Bilan urodynamique : Il permet d’évaluer le fonctionnement neurologique de la vessie
  • Une IRM Statique et dynamique : Il permet d’évaluer l’importance du prolapsus en poussée abdominale

Le traitement

Le traitement du prolapsus génital est essentiellement chirurgical. Un traitement médical n’est proposé qu’en cas de prolapsus minime ou de contre-indication chirurgicale.


Le traitement médical :
  • Hormonothérapie : Elle est basée sur les œstrogènes appliqués dans le vagin (Colpotrophine®, Trophigil®).
  • Moyens mécaniques : Il s’agit de l’utilisation d’anneau en caoutchouc qui se positionnent dans le vagin (ou « pessaires »), et dont le but est de soutenir le prolapsus refoulé. Il est changé tous les 2 à 3 mois. C’est un moyen thérapeutique peu confortable, rarement proposé, que l’on réserve aux femmes qui ne peuvent supporter une intervention chirurgicale.

    prolapsus genital moyens mécaniques

  • Rééducation périnéale : Elle associe une rééducation périnéale à une stimulation électrique par voie vaginale (physiothérapie). Ce traitement ne permet pas de refouler le prolapsus ; il permet uniquement de diminuer la gène et la pesanteur induite par le prolapsus et ainsi de différer un traitement chirurgical. Cette rééducation peut également permettre d’améliorer une incontinence d’urines associée.

    prolapsus genital sondes

Le traitement chirurgical :

Le traitement du prolapsus génito-urinaire est essentiellement chirurgical. Il peut s’effectuer par voie haute (abdominale) ou basse (vaginale). Depuis peu, la voie haute peut être pratiquée par cœlioscopie (On appelle ce geste UNE PROMONTOFIXATION ) : Le principe consiste à poser 2 bandelettes synthétiques qui accrochent les organes pelviens à la colonne vertébrale (Voir Fiche traitement : PROMONTOFIXATION)

prolapsus genital cœlioscopie

Au total, la chirurgie, dans la majorité des cas, donne un résultat anatomique et fonctionnel satisfaisant sur le long terme.

Les troubles de l'érection

les troubles de l'érection

01La définition

02Les facteurs de risque

03Causes de la dysfonction érectile

04Le diagnostic

05Le traitement

 troubles de l'érection présentation

La définition

 troubles de l'érection définition

L’impuissance sexuelle se définit par une impossibilité de développer ou maintenir une érection suffisamment rigide, pour assurer un rapport sexuel pendant une durée suffisante et nécessaire.
L’impuissance sexuelle peut être d’origine psychologique, organique ou le plus souvent mixte :

  • l’origine organique témoigne d’un dysfonctionnement du mécanisme même de l’érection.
  • l’origine psychologique est en rapport avec un dysfonction provenant uniquement de troubles psychologiques et cérébraux : «  la mécanique fonctionne bien, mais c’est la commande qui ne fonctionne pas »
  • il est possible qu’un trouble organique ait des répercutions psychologiques, si bien que l’impuissance est mixte. Il s’agit le plus souvent de ce dernier cas qui concerne les patients.

Un trouble de l’érection peut être primaire ou secondaire :

  • une impuissance est primaire lorsqu’il n’y a jamais eu d’érection permettant un rapport.
  • une impuissance est secondaire quand le trouble érectile survient après une période où l’érection était strictement normale.

Le pourcentage de patient présentant une atteinte organique est variable, mais en fonction des populations étudiées, en général, on note 26 à 30 % des troubles de l’érection d’origines organiques pures. Plus de 50 % sont d’origines mixtes.

 troubles de l'érection origine

Les facteurs de risque

Certaines maladies chroniques favorisent la survenue de trouble de l’érection d’ordre organique. Il s’agit le plus souvent de pathologies entraînant des complications vasculaires, qui vont entraîner la survenue progressive d’une impuissance sexuelle :

  • l’hypertension artérielle qui agit non seulement par l’intermédiaire des complications artérielles qu’elle entraîne, mais par les médicaments qu’elle impose à prendre au long court (effet dit « iatrogénique »).
  • le diabète qui est responsable d’une artériopathie (atteinte des artères) et d’une neuropathie (atteintes des nerfs) et qui va altérer, par ces deux mécanismes, de manière progressive, la fonction érectile. C’est la cause principale des troubles de dysfonctions érectiles organiques.
  • le tabagisme qui va entraîner aussi une artériopathie (atteintes des artères), et notamment en premier lieu des artères qui irriguent la verge (artères caverneuses).

     troubles de l'érection risque

  • l’hypercholestérolémie qui entraîne aussi une atteinte artérielle.
  • l’obésité qui joue sur la dysfonction érectile.
  • l’alcoolisme qui agit par atteinte nerveuse périphérique altérant la commande de l’érection.

Les causes de la dysfonction érectile

De nombreuses maladies et de nombreux médicaments interfèrent avec la sexualité :

  • toutes les maladies entraînants une atteinte des artères et des nerfs vont être responsable d’une éventuelle dysfonction érectile. Dans les causes les plus fréquemment retrouvées, on trouve toutes les maladies vasculaires mais aussi toutes les maladies neurologiques. Un tableau vous est explicité, pour voir l’ensemble des maladies, entraînant des troubles de l’érection.
  • Il ne faut pas aussi négliger les traitements, qui vont pour nombres d’entre eux, entraîner une dysfonction érectile. Dans les plus utilisés, on note les antihypertenseurs (médicaments contre l’HTA), les anti-lipidiques (médicaments contre le cholestérol) et l’ensemble des traitements pour les troubles psychiatriques (neuroleptiques, antidépresseurs). Un autre tableau vous est explicité vous montrant l’ensemble des médicaments entraînant des troubles de la dysfonction érectile.

Le diagnostic

Une impuissance sexuelle peut donc être multi factorielle (ce qui est le plus souvent le cas). Il va donc falloir rechercher l’ensemble des facteurs de risques et des maladies pouvant expliquer une dysfonction organique, tout en ayant un interrogatoire précis permettant de déceler des causes d’ordre psychologique.

a) l’interrogatoire :

Il constitue un élément clé de la démarche diagnostique. Il va permettre d’avoir une idée sur l’origine prédominante de la dysfonction érectile (soit organique, soit psychologique.) On va rechercher en premier lieu :

  • Pour une origine organique : une apparition progressive, une diminution voir disparition totale des érections nocturnes ou matinales. Les tentatives d’érections, par masturbation ou avec une autre partenaire, ne sont pas satisfaisantes. Il n’y a pas de syndrome anxio-dépressif chez le patient ,et il n’y a pas de conflit dans le couple.
  • Pour une origine psychologique : on va noter une persistance des érections nocturnes et matinales et une apparition brutale. Il y a une persistance des érections spontanées avec une autre partenaire ou par masturbation avec une durée adéquate (5 minutes). On note souvent un caractère anxio-dépressif et/ou des troubles dans le couple (conjugopathie)

    A noter que la survenue d’une éjaculation sur verge molle et en faveur d’une origine organique.

    L’interrogatoire va surtout rechercher en premier lieu chez un homme de plus de 60 ans, des signes en faveur d’un déficit androgénique lié à l’âge (DALA) : prise de poids, caractère anxio-dépressif débutant, perte des poils, atrophies des organes génitaux, gonflement des seins (gynécomastie) …

 troubles de l'érection interrogatoire

b) l’examen clinique :

Il va commencer par une évaluation des caractères sexuels secondaires à la recherche des fameux signes de DALA : poids, taille, pilosité, gonflement des seins…

Il s’attèle ensuite à étudier l’appareil génital masculin : verge, scrotum, prostate …

Un examen neurologique est possible à la recherche de la sensibilité et des reflexes du périnée. Enfin, un examen artériel avec la palpation des pouls du membre inférieur est effectué.


c) le bilan para-clinique :

Dans un premier temps, on va faire un bilan biologique complet :

  • un bilan glucidique
  • un bilan lipidique
  • un bilan thyroïdien
  • un PSA total
  • un bilan de fonction rénal : créatininémie, ionogramme.
  • une testostéronémie totale et bio disponible
  • une prolactinémie

Les deux derniers dosages servent à recherche d’une pathologie endocrinienne, et notamment un déficit androgénique lié à l’âge (DALA).

On va ensuite faire un bilan cardiaque avec consultation chez un cardiologue, car on sait que les troubles de l’érection peuvent être les premiers signes d’une pathologie cardiaque.

On va enfin faire une échographie pénienne et testiculaire à la recherche d’une pathologie génitale. A noter, qu’il est recommandé de faire lors de l’échographie de la verge, une injection d’un produit qui va permettre de voir le fonctionnement artériel et veineux au cours du mécanisme de l’érection, afin d’identifier d’éventuel problème.

Le traitement

Le traitement de l’impuissance sexuelle est le plus souvent médical, mais il peut être de tant à autre d’ordre psychothérapeutique.

Il y a eu de nombreuses avancées ces dernières années avec arrivée de traitement oraux qui ont permis d’avoir de meilleures érections : VIAGRA, CIALIS, LEVITRA,SPEDRA …

Infections des organes génitaux externes viagra

Lorsque ces traitements sont inefficaces, on peut proposer des injections intra caverneuses (piqûre dans la verge) qui vont entraîner une érection dans les minutes qui suivent, et qui durent en général une heure.

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Dernièrement, un nouveau produit qui consiste à la mise en place d’un gel dans l’urètre qui entraîne là aussi des érections artificielles.

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Il est recommandé de consulter l’urologue pour ce type de traitement.

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Infections des organes génitaux externes

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01La définition

02Les causes

03Le diagnostic

04Le traitement

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La définition

L'épididymite (inflammation de l'épididyme) aiguë est une infection de l'épididyme, généralement causée par des bactéries. Elle peut se propager aux testicules, entrainant une orchite (inflammation du testicule). On parle alors d'orchi-épididymite.  

Infections des organes génitaux externes définition

Cette maladie est très douloureuse, mais elle guérit rapidement si elle est traitée par des antibiotiques et des anti-inflammatoires. Non traitée, la maladie peut devenir chronique et entraîner la stérilité du patient, à terme.

Infections des organes génitaux externes epididymite

Les causes

Il existe deux grandes causes en fonction de l’âge du patient :

  • Si le patient est jeune (âge inférieur à 50 ans) : on va s’orienter plutôt en faveur d’une origine sexuelle (infection sexuellement transmissible)
  • Si le patient est plus âgé (âge supérieur à 60 ans) : on va s’orienter plutôt en faveur d’une origine urinaire, sur mauvaise vidange de vessie
  • Des urines sales ou sentant mauvais

Entre les deux, il est difficile de savoir quelle en est l’origine exacte, et il faudra alors faire un bilan interrogatif et clinique pour dégager une cause.

Plus rarement, d’autres causes pourront être recherchées :

  • Traumatisme provoqué par un accident, une contusion, un coup de pied ou un coup
  • Infection provoquée par une sonde urinaire (sonde à demeure)
  • Infection provenant d'un autre foyer infectieux dans l'organisme (inflammation de la vessie ou de la prostate), propagée par voie sanguine
  • Maladie concomitante à des maladies rhumatismales

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Le diagnostic

Les signes cliniques de cette maladie sont assez marqués :

  • Inflammation des bourses, notamment du coté opéré
  • Douleurs avec brulures à la miction
  • Douleurs du pelvis (bas du ventre)
  • Syndrome infectieux avec fièvre et frissons, mais pas toujours

L'épididymite aiguë se développe généralement rapidement, sur une période allant de 24 à 36 heures.

A l’examen clinique, le médecin notera une inflammation et une douleur à la palpation des bourses.

Les examens à réaliser pour confirmer le diagnostic sont :

  • Une échographie testiculaire qui confirmera une inflammation du testicule et/ou de l’épididyme

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  • Une prise de sang avec recherche des marqueurs de l’inflammation sanguine (CRP-PCT), et des bactéries dans le sang (hémocultures)
  • Une analyse d’urines à la recherche des bactéries dans les urines
  • Des prélèvements urétraux à la recherche de germes sexuellement transmissibles

Le traitement

Le traitement est essentiellement médical pour guérir l’accès infectieux aigu. Il comporte entre autres :

  • Un traitement antibiotique pendant 2 à 3 semaines
  • Un traitement anti-inflammatoire, voir une corticothérapie douce (afin de diminuer l’inflammation des organes génitaux externes), pendant 5 jours
  • Un traitement antidouleur éventuel

Dans un second temps, une expertise diagnostique plus poussée, à distance de l’accès infectieux aigu pourra être réalisé, pour rechercher la cause de cet épisode infectieux

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Les organes génitaux

les testicules
Organes anatomiques servant à la reproduction. Ils incluent la fonction d'insémination et la fonction de fécondation. Chez l'humain, il est composé de la vulve, du vagin, de l'utérus, des trompes de Fallope, des ovaires et des glandes de Skene et Bartholin chez la femme, et du pénis, des testicules, de la prostate, des vésicules séminales, des épididymes et de la glande de Cowper chez l'homme.Dr Jacques-Philippe Largeron

Les pathologies des organes génitaux traitées par le Centre d'Urologie du Velay :

Les urgences urologiques

l'accident vasculaire cerebral

01La pyélonéphrite obstructive

02L’hématurie macroscopique avec caillotage

03L’absence de mictions par le patient (« anurie »)

04La torsion testiculaire

05Le priapisme

Certaines situations précises (saignements importants, altération de l’état général, douleurs non calmées par les médicaments antalgiques) nécessitent une prise en charge urologique rapide et appropriée.

Les situations qui doivent vous faire consulter en urgence

La pyélonéphrite obstructive

Une douleur de crise de colique néphrétique accompagnée de fièvre est une urgence urologique : Il s’agit alors d’une infection du rein avec blocage des urines encore appelée pyélonéphrite sur obstacle. Cela impose de réaliser des prélèvements d’urine puis de débuter rapidement des antibiotiques et de drainer les cavités rénales obstruées par une sonde JJ, au cours d’une courte anesthésie générale, en passant par les voies naturelles (urètre pour uriner).

La pyélonéphrite obstructive.jpg

L’hématurie macroscopique avec caillotage

Un saignement important dans les urines accompagnée des caillots de sang rouge peut entrainer un blocage urinaire. Principalement d’origine vésicale ou rénale, cela peut nécessiter la pose d’une sonde urinaire à double courant pour réaliser un lavage de la cavité vésicale. Il est également nécessaire dans ce cas de contrôler le taux d’hémoglobine dans le sang afin de s’assurer de l’absence d’anémie, en raison du saignement urinaire.

L'hématurie macroscopique

L’absence de mictions par le patient (« anurie »)

C’est l’absence d’émission d’urine pendant 24 heures. Il peut s’agir d’un dysfonctionnement des reins. Il est impératif de faire le bilan, et d’éliminer un blocage des voies urinaires. Une anurie entraine un dysfonctionnement des reins (ou « insuffisance rénale aigue »), qui va entrainer l’accumulation dans le sang de déchets, pouvant avoir des conséquences graves.

La torsion testiculaire

Une douleur testiculaire aiguë, chez un enfant ou un adulte jeune, peut correspondre à une torsion du cordon testiculaire, communément appelée torsion du testicule. Elle entraine un arrêt de la vascularisation testiculaire du côté atteint et qui peut être préjudiciable pour la survie du testicule qui va mourir si le délai de prise en charge est tardif (>6 heures). Il est nécessaire de réaliser une exploration chirurgicale sous anesthésie en urgence (il est donc préférable de rester à jeun avant de se rendre aux urgences). En cas de prise en charge trop tardive, le chirurgien peut être amené à retirer le testicule s’il n’est plus viable.

la torsion du testicule.jpg

Le priapisme

Il s’agit d’une érection prolongée et douloureuse de plus de 4 heures : Elle peut entrainer une fibrose des corps caverneux qui sont les organes de l’érection à l’intérieur de la verge, et donc une impuissance définitive ensuite :

  • Il peut être spontané, chez l’adulte jeune, principalement afro-antillais.
  • Il peut être secondaire à une maladie du sang..
  • Il peut être aussi secondaire à une injection de produit pro-érectile dans les corps caverneux.

    Le priapisme

De la glace, un traitement antalgique et un effort physique peuvent suffire à rétablir la situation, il est parfois nécessaire de ponctionner les corps caverneux sous anesthésie locale pour éliminer le sang qui a pu coaguler à l’intérieur. Dans de rares cas, une intervention chirurgicale est nécessaire.

Les urgences urologiques conclusions

L'anatomie urinaire

anatomie urinaire définition

Les reins

Le rein est l’organe le plus important du système excréteur. Chaque personne possède deux reins qui filtrent le sang, et évacuent ce dernier de l’ensemble de ses déchets. Ils se situent sous les dernières côtes, plutôt à l’arrière du corps, de chaque côté de la colonne vertébrale et ressemblent des haricots de couleur rouge très foncé. Chaque rein est constitué de millions de petites unités de filtration appelées néphrons. Le sang arrive donc à chaque rein par une artère rénale qui amène le sang « à nettoyer ». Cette circulation permet de retirer les déchets azotés (urée et autres) et les substances en surplus comme l'eau et les sels minéraux. Les substances recueillies formeront l'urine. Le sang ainsi "nettoyé" quitte le système urinaire par la veine rénale.

Chaque personne possède 1 artère rénale et 1 veine rénale par rein, mais l arrive que certaines personnes aient une artère et/ou veine surnuméraire, du fait de malformations anatomiques congénitales.


Les uretères

Les uretères sont tout simplement des conduits reliant les reins à la vessie. Leur unique fonction est d'acheminer l'urine des reins à la vessie. Ils expulsent l’urine des reins à la vessie.


La vessie

La vessie est un véritable muscle qui peut être comparé à un « ballon de baudruche » : En effet, durant la phase de remplissage, ce dernier se laisse distendre en se remplissant d’urines. Durant la phase de contraction, la vessie se contracte et se rétracte, expulsant ainsi les urines à l’extérieur de l’organisme, via l’urètre : c’est ce qu’on appelle la miction.

L'urètre

L'urètre est le conduit qui relie la vessie à l'extérieur du corps. Chez la femme, l'urètre mesure entre 3 cm et 4 cm de long et débouche près de l’orifice vaginal. Chez l’homme, ce même conduit mesure environ 20 cm de long puisque l'urine doit traverser le pénis avant d'être évacuée à l'extérieur du corps humain.

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Anatomie génitale masculine

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Les testicules

Les testicules sont deux glandes exocrines, de formes ovoïdes, de 4 à 5 cm de long. Les testicules sont contenus dans les bourses(ou scrotum). Ils sont fixés à l'intérieur des bourses par le ligament scrotal et le cordon spermatique. Chaque testicule est formé par une enveloppe fibreuse, l'albuginée


Le scrotum

Le scrotum est la poche cutanée protectrice qui contient les testicules. Il est situé dans l'aine, à l'extérieur de la cavité abdominale. Cette localisation permet aux testicules de rester à une température légèrement inférieure à celle du corps, ce qui est une condition indispensable pour le développement de spermatozoïdes viables. Après la puberté, le scrotum et la peau autour de celui-ci se couvrent peu à peu de poils. Ces poils pubiens persistent pendant toute la vie adulte.


Les epididymes

Les épididymes sont des canaux longs et fins dont la fonction est le stockage des spermatozoïdes nouvellement formés. Ils sont situés dans le scrotum, le long de chaque testicule. Les spermatozoïdes demeurent dans ces épididymes en forme de corde jusqu'au moment de l'éjaculation, lorsqu'ils sont éjectés dans le canal déférent.

Les canaux déférents jouent le rôle de « transporteur » des spermatozoides au moment de l’éjaculation, jusqu’au niveau des ampoules séminales.

anatomie genitale masculine-testicule

La prostate

La prostate est un organe situé immédiatement sous la vessie, en arrière de la symphyse pubienne et en avant du rectum. Elle entoure sur 3 à 4 cm l’urètre, canal par lequel les urines sont évacuées de la vessie. Elle a la forme d’une châtaigne et mesure 3 cm de haut, 4 cm de large et 2 cm de profondeur chez un adulte jeune. Elle pèse alors 20 grammes. Sa face postérieure ou dorsale est parcourue par un sillon médian séparant 2 lobes, parfaitement palpable lors d’un toucher rectal. Sa partie supérieure (ou apex) est contre la vessie, et sa partie inférieure (ou base) est en bas. L’essentiel de la prostate est constituée de glandes et elle est entourée par une capsule fibro-élastique. La prostate a pour but de fabriquer et sécréter un liquide appelé « liquide séminal » qui va se méler avec les spermatozoïdes lors de l’éjaculation, et ainsi créer « le sperme ».

anatomie genitale masculine prostate

réseau d'aide et de lutte contre le cancer

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