La prostate

la prostate
La prostate est une glande du système reproducteur masculin, de la grosseur d'une châtaigne entourée par une capsule. Elle est située sous la vessie, en avant du rectum. Elle entoure l'urètre, canal qui sort de la vessie et qui permet d'évacuer l'urine.Dr Jacques-Philippe Largeron

Les pathologies de la prostate traitées par le Centre d'Urologie du Velay :

Le calcul de vessie

le calcul de vessie

01La définition

02Les symptômes

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Un calcul de vessie est un calcul présent dans la vessie, témoignant le plus souvent d’une mauvaise vidange de vessie, entrainant alors une stagnation des urines au long cours et formation d’un calcul avec le temps.

Ces calculs (« pierres ») pouvant atteindre plusieurs centimètres sont formés d’agrégats de diverses substances minérales (calcium, phosphates, magnésium…) et organiques. Ils peuvent être associés ou non à la présence d’autres calculs dans le reste de l’appareil urinaire.

définition du calcul de vessie

Le plus souvent, chez l’adulte, ces calculs se forment du fait :

  • D’une mauvaise vidange vésicale, en raison d’un obstacle sous-vésical ou d’un dysfonctionnement de la vessie d’origine neurologique.
  • Plus rarement, en raison de la présence d’un corps étranger intra-vésical, d’anomalies anatomiques ou d’antécédents chirurgicaux urologiques.
  • De façon exceptionnelle, on ne retrouve pas de cause urologique et la lithiase peut être due à un désordre métabolique.

Les symptômes

Les symptômes sont variables en fonction des patients présentant un calcul vésical :

  • Du sang dans les urines (hematurie macroscopique ou microscopique)
  • Des brûlures en urinant
  • Une « irritabilité » de la vessie (hyperactivité vésicale) : augmentation de la fréquence mictionnelle, besoins « pressants » (urgenturies) accompagnés de fuites éventuelles
  • Des infections urinaires à répétition (car le calcul est incrusté de germes)
  • Sensation de présence d’un corps étranger
  • Les symptomes du calcul de vessie

Le diagnostic

Le diagnostic est apporté par l’imagerie conventionnelle :

  • Une radiographie du ventre (ASP) : les calculs sont bien visibles sur la radiographie
  • Une échographie réno-vésicale : là-encore les calculs sont bien visibles et le diagnostic est formel

    radiographie calcul de vessie

  • Un Scanner abdomino-pelvien sans injection : le diagnostic est là-encore formel. Mais cet examen semble un peu « lourd » pour un simple diagnostic de calcul vésical

Enfin, il est possible de réaliser une cystoscopie en consultation pour aller directement visualiser le calcul vésical.

cystoscopie calcul de vessie

Le traitement


Le traitement est chirurgical et repose sur un geste endoscopique pour fragmenter et extraire ce calcul par les voies naturelles. La fragmentation sera réalisée par laser le plus souvent.

fragmentation laser du calcul de vessie

photo laser calcul de vessie

Une fois le traitement du calcul vésical terminé, il faudra faire un bilan pour rechercher la cause de la formation de ce calcul (voir fiche « adénome de prostate »)

La colique néphrétique

la colique néphrétique

01La définition

02Les causes

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Une colique néphrétique est une douleur violente latéralisée d’un côté du ventre, correspondant au basculement d’un calcul rénal dans l’uretère correspondant, entrainant alors une obstruction des voies urinaires.

Cette douleur est réputée pour être connue comme une des plus violente en médecine. Cette pathologie touche en générale 10% de la population (1 individu sur 10), et représente à elle seule 6% des consultations aux urgences.

définition colique néphrétique

Les causes

Les causes sont le plus souvent multiples. Pour qu'un calcul puisse se former, il faut qu'un ou plusieurs facteurs soient réunis :

  • Elévation de la concentration urinaire d'un constituant du calcul (calcium, oxalate, urate, cystine) :
    • Soit par augmentation de son élimination
    • Soit par diminution de la quantité d'urines, et donc augmentation de la concentration de ce constituant
  • Un obstacle de la voie urinaire entraînant une stagnation de l'urine
  • Une anomalie de l'acidité de l'urine :
    • Les calculs d'acide urique et de cystine se forment lorsque le pH (mesure de l'acidité) est acide, inférieur à 6
    • Les calculs phosphocalciques se forment lorsque le pH est alcalin, supérieur à 7.

Le facteur de risque le plus important reste le manque de boissons (hydratation insuffisante)

L'infection chronique des urines est également un facteur favorisant.

Souvent, aucun de ces facteurs n'est retrouvé. Il s'agit alors d'une lithiase "idiopathique", c'est-à-dire sans cause apparente retrouvée.

calcul de calcium

calcul acide urique

Le diagnostic

Les signes cliniques sont en général typiques, et caractéristiques de la crise de colique néphrétique :

  • Douleur lombaire
  • Douleur intense
  • Unilatérale
  • Irradiation aux organes génitaux possible
  • Début brutal
  • Signes associés :
    • Nausées / vomissements
    • Vertiges
    • Maux de têtes

    Les signes de colique néphrétique

Le diagnostic repose sur les examens radiographiques :

  • ASP (Radiographie du ventre) / Echographie des voies urinaires : visualise les calculs radio-opaques et permet d’évaluer une éventuelle dilatation des cavités rénales
  • Scanner abdomino-pelvien : Examen de référence à ce jour, car il permet de voir directement le calcul, de situer sa localisation exacte

Des examens sanguins peuvent être aussi réalisés : bilan de fonction rénal, marqueurs de l’inflammation (NFS, CRP, PCT)

calcul dans l'uretere colique néphrétique

3 situations doivent être prises en charge en urgence par votre médecin traitant ou un urologue :

  • La Colique néphrétique fébrile
  • La Colique néphrétique non soulagée par des antalgiques (calmants) standards
  • La Colique néphrétique sur rein unique

    situations de colique néphrétique.jpg

Le traitement


Le traitement de la colique néphrétique repose sur des antalgiques (calmants) dans un premier temps :

  • Anti-inflammatoires : PROFENID®. C’est l’antalgique le plus efficace pour calmer la douleur de colique néphrétique.

    profenid colique néphrétique

  • Paracétamol : DOLIPRANE®
  • Phloroglucinol : SPASFON®

Si le traitement antalgique ne fonctionne pas, une hospitalisation peut être nécessaire pour calmer le patient avec des antalgiques plus puissants par voie veineuse (Intra-Veineuse)

Enfin, dans les coliques néphrétiques compliquées, une dérivation chirurgicale au bloc opératoire peut être nécessaire, avec pose d’une sonde dite « JJ », par les voies naturelles au cours d’une courte anesthésie générale :

colique néphrétiqueécompliquée

Dans un deuxième temps, une fois la crise résolue, il faudra alors extraire ou détruire le calcul par diverses techniques dont l’indication va se faire en fonction de la localisation du calcul :

  • Lithotriptie extra-corporelle (LEC) : Destruction par ondes de choc du calcul, à travers la peau (Voir fiche correspondante). Cette technique ne nécessite pas d’anesthésie générale :

    La lithotripsie pour colique néphrétique

  • Urétéroscopie : Destruction par un faisceau laser au contact du calcul (Voir fiche correspondante). Cette technique nécessite une anesthésie générale, car geste réalisé par les voies naturelles :

    L'urétéroscopie pour colique néphrétique

Les calculs urinaires

les calculs urinaires
Les calculs urinaires sont des cristaux de minéraux qui se forment dans l’appareil urinaire. Le rein, l’uretère (reliant le rein à la vessie), la vessie ou l’urètre (reliant la vessie au méat urinaire) sont concernés par la formation de calculs urinaires.Dr Jacques-Philippe Largeron

Les pathologies de calculs urinaires traitées par le Centre d'Urologie du Velay :

La lithiase rénale

la lithiase renale

01La définition

02Les symptômes

03Type de calculs

04Le traitement

05En conclusion

La définition

La lithiase se caractérise par l’agglomération de déchets filtrés par le rein, dans les cavités excrétrices rénales (bassinet, calices : VOIR FICHE ANATOMIE), formant ainsi un calcul.

En France la lithiase urinaire concerne chaque année environ 2 millions de personnes, mais seuls 5 à 10% des calculs sont symptomatiques.

Les symptômes

lithiase renale definition

Peu de calculs sont symptomatiques : ils se manifestent alors essentiellement par des coliques néphrétiques (douleurs dues à une obstruction des voies urinaires par le calcul) : douleur partant du creux des reins, et se dirigeant vers le bas, en direction des organes génitaux externes.

lithiase renale symptômes

La plupart des calculs sont asymptomatiques : Ils sont alors révélés par des examens réalisés pour d’autres raisons :

  • Echographie abdominale : elle met en évidence une image bien visible (dite « hyperéchogéne »), associée à un cône d’ombre postérieur dans les reins : ceci signe la présence d’un calcul. Cette hyperéchogénicité ne présume en rien de la nature du calcul.
  • Une radio du ventre (dénommé « Abdomen Sans Préparation ou ASP ») peut permettre de visualiser certains calculs, de nature calcique. Il permet alors de repérer sa localisation exacte et sa taille.
  • Un scanner abdominal : c’est l’examen de référence pour repérer un calcul dans les cavités rénales, mais aussi pour déterminer sa nature chimique
  • Une mesure du pH urinaire peut renseigner sur la nature du calcul :
    • pH acide dans les calculs d’acide urique
    • pH alcalin dans les calculs calciques

Le type de calculs

Les calculs peuvent être de différentes compositions avec des mécanismes de formation variables. Leur formation est due à une concentration urinaire excessive de certains déchets dans les cavités rénales.

  • LITHIASES CALCIQUES : Ce sont les lithiases les plus fréquentes. Dans 80 à 90% des cas, la lithiase calcique ne relève d’aucune origine précise. Il s’agit d’une maladie multifactorielle due à une concentration urinaire excessive de différents facteurs dans les cavités rénales: calcium, phosphate, oxalate…
  • lithiase renale calculs calciques

  • LITHIASES URIQUES : Elles représentent 10% des calculs urinaires dans nos pays. Leur formation est facilitée par l’hyperacidité des urines et/ou l’élimination excessive d’acide urique dans les urines (« hyperuricosurie ») qui peut être :
    • Le témoin d’une élévation du taux d’acide urique dans le sang (hyperuricémie) qui se manifeste dans la maladie de la goutte entre autre.
    • Elle peut également être secondaire à la prise de certains médicaments (diurétiques, AINS…).
    La lithiase urique a la particularité d’être radio-transparente à l’ASP et donc repérable uniquement à l’échographie ou le scanner abdominal.
  • lithiase renale lithiases uriques

  • LITHIASES INFECTIEUSES : Elles sont devenues moins fréquentes. Il s’agit de calculs « phospho-amoniaco-magnésiens » (ou struvite) dont la formation est due à une infection urinaire par des bactéries sécrétant une enzyme particulière : l’uréase. Ces calculs sont souvent volumineux, coralliformes (moulant la totalité des cavités rénales, c’est à dire le bassinet et une ou plusieurs tige calicielle).
  • LITHIASES CYSTINIQUES : Elles sont très rares (1% à 3% des calculs). Ces calculs sont la manifestation clinique de la cystinurie qui est une maladie héréditaire due à un défaut de transport sanguin des acides aminés, notamment de la cystine entraînant une élimination urinaire excessive. Ces calculs sont souvent récidivants.

Le traitement


TRAITEMENT MÉDICAL

Beaucoup de calculs rénaux de petite taille (≤ 6 mm) ne nécessitent pas de traitement particulier et peuvent s’éliminer spontanément :

  • Les calculs inférieurs ou égaux à 4mm ont 80% de chances de s ‘éliminer seuls
  • Les calculs de 4 à 6mm ont 30% de chances de s’éliminer seuls

La survenue d’une crise de colique néphrétique impose généralement un traitement antalgique par voie intraveineuse. Une fois la crise passée, on s’intéresse à la localisation et à la taille du calcul pour prévoir le traitement le plus approprié. Les Anti-inflammatoires sont les médicaments les plus efficaces pour calmer ce type de douleur.

Seuls les calculs d’acide urique sont accessibles à une dissolution par alcalinisation des urines. L’eau de Vichy Célestins ou des produits alcalinisants type trométamol (Alcaphor®) remplissent parfaitement ce rôle. La dissolution est parfois incomplète et toujours lente (plusieurs semaines)

lithiase renale eau de vichy celestins


TRAITEMENT UROLOGIQUE

Depuis le milieu des années 80, les méthodes thérapeutiques ont été bouleversées avec de nouvelles techniques, rendant la place de la chirurgie ouverte extrêmement réduite :

  • Lithotripsie extra-corporelle (LEC) : ( Cliquez ici pour consulter la page de cette technique ). Mise au point en 1980 et développée depuis 1984, elle a révolutionné le traitement des calculs rénaux. Son principe est de focaliser sur le calcul rénal des ondes à haute pression pour le fragmenter. Cette fragmentation va transformer le calcul en petits grains de sable qui seront éliminés dans les urines. Chaque lithotripteur est caractérisé par un générateur d’ondes de choc et un système de visée du calcul. L’élimination des fragments prend parfois plusieurs jours et est facilitée par une diurèse abondante. Certains calculs nécessitent plusieurs séances de lithotripsie pour être totalement fragmentés. Ces séances sont alors répétées avec un intervalle de plusieurs jours pour éviter des contusions rénales itératives. Le taux actuel de succès (patient débarrassé de tout fragment de calcul à 3 mois) est de 60% à 75%. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs ≤ 2 cm localisés dans le bassinet.
  • lithiase renale lithotripsie

  • Urétéroscopie rigide : Elle est souvent utilisée dans le traitement des calculs bloqué dans l’uretère. Ces derniers seront fragmentés par ondes de chocs directes sur le calculs (comme un « marteau piqueur »), ou par laser. On introduit l’urétéroscope par les voies naturelles (pas de cicatrice opératoire).
  • lithiase renale ureteroscopie rigide

    lithiase renale ureteroscopie rigide 1

  • Urétéroscopie souple : ( Cliquez ici pour consulter la page de cette technique ). Elle est utilisée pour certains calculs pyéliques volumineux ou pour des calculs nichés dans les cavités calicielles rénales, difficiles d’accès en vision directe. Cette technique utilise une destruction des calculs par laser uniquement. Là-encore, on introduit l’urétéroscope par les voies naturelles.
  • lithiase renale ureteroscopie souple

En conclusion

La lithiase rénale est une maladie très fréquente. Le plus souvent elle est asymptomatique, mais peut se révéler par des coliques néphrétiques.

Il s’agit le plus fréquemment de calculs calciques, plus rarement uriques ou infectieux.

Si la grande majorité des calculs nécessitent uniquement une surveillance, bon nombre d’entre eux devront subir un traitement urologique. De nombreuses modalités thérapeutiques peu invasives existent actuellement dominées par la lithotripsie extracorporelle.

lithiase renale conclusion

La cystite aigüe

la cystite aigüe

01Définition

02Le diagnostic

03Le traitement

04Cystite aigüe compliquée

05Cystites aigües récidivantes

La définition

Une cystite aiguë est une infection bactérienne de la vessie chez une femme âgée de plus de 15 ans, sans fièvre. C’est une affection le plus souvent bénigne, qui ne guérit spontanément en 48 heures que dans 20 % à 25 % des cas. Chez certaines femmes, les cystites aiguës simples récidivent souvent, sans conséquence délétère hormis l’inconfort.

la cystite aigüe définition

On distingue 2 types de cystites aiguës :

  • Cystite aiguë simple : Femme de 15 à 65 ans, 1er episode ou moins de 4 épisodes par an, En dehors de la grossesse
  • Cystite aiguë compliquée : Femme de plus de 65 ans ou de moins de 15 ans, femme en cours de grossesse, diabète, insuffisance rénale chronique,, patiente atteinte du VIH (Virus d’Immunodéficience humaine), Femme transplantée rénale, mauvaise vidange vésicale, lithiase (calcul) vésical.

La cystite aiguë est plus fréquente chez la femme sexuellement active ou chez la femme ménopausée.

Le diagnostic


a) Signes cliniques :

La patiente présente plusieurs signes cliniques évoquant une cystite aiguë :

  • Troubles mictionnels aiguë : fréquence urinaire importante (pollakiurie)
  • Brulures à la miction
  • Pesanteur sus-pubienne

    la cystite aigüe signes cliniques

  • Urines troubles, malodorantes

La patiente ne présente pas de syndrome infectieux (pas de fièvre) et pas de lombalgies  : si ces signes sont présents, ils évoquent plus une pyélonéphrite aiguë.

La patiente ne présente pas de pertes vaginales ou de démangeaisons vaginales (dites « prurit »), qui évoquent plutôt une infection génitale.


b) Examen clinique :

Le médecin retrouve en général une sensibilité sus-pubienne.
Les urines apparaissent troubles, voir malodorantes.
La bandelette urinaire retrouvera des leucocytes et/ou des nitrites

la cystite aigüe examen clinique

ATTENTION : si la bandelette est négative, elle élimine le diagnostic


c) Examens para-cliniques :

  • Une analyse d’urines (ECBU) : Elle permet de confirmer la présence de globules blancs dans les urines (pyurie), d’isoler le germe en cause et d’identifier les antibiotiques actifs sur ce germe.

    Le germe en cause est dans 80% des cas un Escherichia Coli, germe initialement de la flore digestive. IL est résistant à l’amoxicilline (CLAMOXYL® : l’antibiotique le plus connu et le plus utilisé) dans 40% des cas.

    la cystite aigüe escherichia colis

    la cystite aigüe escherichia colis

  • Aucun autre examen para-clinique ne doit être réalisé, notamment aucun examen de radiologie.

Le traitement

Un traitement antibiotique « minute » (1 seule prise d’antibiotique en 1 seule fois) est en général suffisant dans le cas des cystites aiguës simples :

  • Un traitement de prise unique par fosfomycine-tromathénol (MONURIL®) est couramment utilisé, et très efficace. 

    la cystite aigüe monuril

  • Un traitement par ciprofloxacine ou ofloxacine (CIFLOX®  ou OFLOCET®) en prise unique ou sur 3 jours est aussi efficace.

L’évolution est en général favorable en 48-72 Heures. Aucun contrôle biologique n’est nécessaire.

Cystite aigüe compliquée

Dans certains cas (cités au début de cette fiche), une cystite est considérée comme compliquée.

La situation la plus fréquente et la plus grave reste la cystite aiguë chez la femme enceinte : La grossesse favorise les infections urinaires, pouvant entrainer des complications : on rappelle que le dépistage de la présence de bactéries dans les urines par le test de la bandelette urinaire fait partie des examens systématiquement pratiqués tous les mois dès le quatrième mois de grossesse. Si le test à la bandelette est positif, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) en laboratoire doit être pratiqué. En dehors de ces examens systématiques, une femme enceinte qui ressent des symptômes de cystite doit consulter rapidement. Le risque principal reste dans ce cas, une menace d’accouchement prématuré (dit MAP).

la cystite aigüe ompliquée

Le traitement antibiotique sera en général de 8 jours dans ces cas-là. Parmi les antibiotiques recommandés dans le traitement des cystites de la femme enceinte, votre médecin traitant vous prescrira un traitement en tenant compte des résultats de l’antibiogramme..

  • Rechute: reprise des troubles < 1 mois (traitement inadéquat)
  • Ré-infestation: < 4 épisodes / an. Dans 80% des cas, les germes viennent de la flore périnéale.

Cystites aigües récidivantes

La récidive de la cystite est possible. Une femme sur dix est atteinte chaque année de cystite, 20 % d'entre elles présenteront un nouvel épisode et 30 % de ces dernières connaîtront encore un autre épisode.

On parle de cystite récidivante lorsque le nombre des infections est d'au moins cinq par an. 

Dans ce cadre, votre médecin traitent pourra vous adresser à un spécialiste urologue pour rechercher un facteur dit « irritatif » qui favorise les infections urinaires :

  • Une échographie urinaire : avec mesure du résidu post mictionnel pour évaluation de la vidange de la vessie. En effet, une vessie qui se vide mal est un facteur favorisant d’infections urinaires.

    la cystite aigüe échographie

  • Une cystoscopie : on recherche un polype de vessie (voir fiche « polypes de vessie » ou une lithiase vésicale (voir fiche « lithiase rénale ») qui favorisent des infections urinaires à répétition.

    la cystite aigüe cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (ionogramme, urémie-créatinémie) : une insuffisance rénale chronique est un facteur favorisant d’infection urinaire
  • Un examen gynécologique : une descente d’organe ou prolapsus (voir fiche « prolapsus ») est un facteur favorisant d’infection urinaire.

    la cystite aigüe cystoscopie

Le traitement des cystites aiguës récidivantes repose sur

  • Le traitement d’un éventuel facteur irritatif retrouvé au bilan
  • Un traitement per canneberge en gélules (CYSCONTROL, GYNDELTA®) par cure de trois mois

    la cystite aigüe gyndelta

  • Des règles hygiéno-diététiques à suivre (voir fiche « règles hygiéno-diététiques » en annexe)

L'incontinence urinaire par urgence mictionnelle

l'iincontinence urinaire par urgence mictionnelle

01Rappel anatomique

02Définition

03Facteurs de risque

04Le diagnostic

05Le traitement

Cette pathologie touche essentiellement la femme


Rappel anatomique

incontinence urinaire effort definition

L’anatomie de la femme comporte au niveau du pelvis la vessie et son sphincter ainsi que le plancher musculaire pelvien :

  • la vessie : La vessie est un muscle qui est muni de capteurs de pression. Lorsque la vessie se remplit, la pression monte dans le réservoir et les capteurs sont ainsi avertis. Ils transmettent l’information au cerveau via le système nerveux central que la vessie a besoin de se vider. Le cerveau donne ensuite le feu vert à la vessie qui va se contracter et se vider.
    En parallèle, le sphincter qui était contracté durant le remplissage de la vessie va se relâcher permettant la vidange de la vessie.
  • le sphincter urétral : Le sphincter urétral est un petit muscle qui se situe dans l’urètre. C’est un muscle que l’on contracte lorsque l’on se retient d’uriner, et qui est contracté de manière autonome lorsque la vessie se remplit. Ce sphincter est contracté lors du remplissage de la vessie, et il se relâche lors de la vidange de la vessie permettant ainsi cette dernière.
  • le plancher musculaire pelvien : L’urètre et la vessie sont soutenus par des muscles situés au niveau du pelvis qui constituent le plancher musculaire pelvien (plancher du bas ventre au niveau du périnée) :
    • Si le plancher est tonique, il va bien soutenir la vessie et l’urétre et contribuer au bon fonctionnement du sphincter et de la vessie, améliorant ainsi la retenue des urines.
    • A l’inverse, s’il est affaibli, notamment lors d’un effort, il va perdre de son efficacité et ne soutiendra pas bien l’urétre et la vessie.

    Dans ce cadre, il peut y avoir une notion de prolapsus (une descente d’organes) à travers le vagin, mais aussi des fuites urinaires de type incontinence urinaire d’effort.

    Il existe deux types de fuites :

    • une incontinence urinaire d’effort (IUE) qui est due à un mauvais fonctionnement du sphincter en rapport avec en général une défaillance du plancher pelvien.
    • Une incontinence urinaire par urgenturie (impériosité) qui est l’impossibilité de se retenir d’uriner due à une irritation des capteurs de la paroi de la vessie. En général, ce deuxième mécanisme retrouve un bon fonctionnement sphinctérien et un bon fonctionnement du plancher pelvien.

      incontinence urinaire effort fonctionnement

    • A noter que des fuites d’urines peuvent être mixtes c’est à dire combiner les deux mécanismes.

    incontinence urinaire effort fuites

Au sein des femmes incontinentes, 50% souffrent d'une incontinence urinaire d'effort, 10 à 20% présentent une incontinence urinaire par impériosité, le reste des femmes présentant une incontinence urinaire mixte.

En analysant le type d’incontinence en fonction de l’âge, il apparaît que l’incontinence urinaire d’effort prédomine chez la femme jeune (moins de 50 ans), tandis que l’incontinence urinaire par impériosité et l'incontinence mixte prédominent chez la femme plus âgée (plus de 50 ans).

La définition

Une incontinence urinaire par urgences mictionnelles se définit par des contractions intempestives de la vessie, provoquant des envies irrépressibles. Il se traduit par des envies soudaines, urgentes et irrépressibles d’uriner. Ces besoins sont fréquemment ressentis par les personnes qui en sont victimes.

incontinence urinaire effort envies

Ces troubles se caractérisent par des fuites involontaires d’urines, accompagnées ou précédées par des besoins urgent et irrépressibles d’uriner, entrainant ainsi une miction ne pouvant être différée et retenue.

Ces fuites sont donc la conséquence de contractions anormales de la vessie pendant le remplissage de cette dernière. Ces contractions surviennent alors que la vessie est peu remplie. Le sphincter urétral reste correctement fermé, mais la pression dans la vessie devient supérieure à la pression du sphincter urétral. Le verrou du sphincter urétral est donc forcé et l'urine peut sortir vers l'urètre et l'orifice urinaire.

incontinence urinaire effort contractions

Elle s’associe fréquemment à une augmentation anormale du nombre de mictions en journée et/ou nocturne.

On nomme aussi cette pathologie :

  • Hyperactivité vésicale
  • Incontinence urinaire par « urgenturie » ou « impériosité »

Cette dernière peut être :

  • Sans aucune cause retrouvée (dit « idiopathique ») : 90% des femmes
  • Avec une cause retrouvée expliquant les troubles : infection urinaire, maladie neurologique, calcul vésical, polype de vessie : 10% des femmes

Les facteurs de risque

Les Facteurs de risque de ce type d’incontinence sont :

  • La Ménopause : La ménopause favorise ce type de fuites urinaires. L’arrêt de sécrétion des hormones féminines (oestrogènes et progestérone) entraîne une déhiscence de la paroi musculaire pelvienne, favorisant les urgences mictionnelles.
  • L’âge : l’incontinence urinaire d’effort augmente avec l’âge. En général ceci est dû à un vieillissement de l’appareil musculaire pelvien mais aussi dû aux antécédents gynéco-obstétricaux.
  • Lésions traumatiques : les fractures du bassin ou des accouchements voie basse qui peuvent être délabrants.

Le diagnostic


a) interrogatoire et examen clinique :


L’urologue va vous poser des questions pour évaluer l’importance des fuites, leurs anciennetés, la gêne occasionnée. Il va bien sur chercher à s’assurer qu’il s’agit bien d’une incontinence urinaire par urgenturies et qu’il n’y a pas d’incontinence urinaire d’effort (voir rappel anatomique).
Il va ensuite pratiquer un examen clinique qui est un examen gynécologique au cours duquel l’urologue confirme l’absence d’une éventuelle fuite d’urine à l’effort. Il en profite pour tester la solidité du plancher périnéal et recherche en général un prolapsus associé.


b) examens para cliniques :


Plusieurs examens para cliniques peuvent être recommandés :

  • un calendrier mictionnel : Il est primordial pour diagnostiquer une incontinence urinaire par urgenturies. Il permet aussi d’évaluer la fréquence mictionnelle, et de voir si cette dernière est augmentée : plus de 8 fois dans la journée, et d’une fois la nuit.

    incontinence urinaire mictionnelle calendrier

  • Une ECBU : en effet une infection urinaire peut mimer une incontinence urinaire d’effort donc il faut s’assurer de l’absence d’infection.
  • Une cystoscopie : en effet une lésion endo-vésicale de type polype ou un calcul vésical peuvent mimer une incontinence urinaire d’effort.
  • incotinence urinaire effort cystoscopie

  • Un bilan urodynamique : ce dernier examen n’est pas obligatoire mais il est recommandé par les Sociétés savantes. Il permet de bien voir si on a un dysfonctionnement du système vésico-sphinctérien, ou si ce dernier fonctionne bien et que l’incontinence urinaire d’effort est dû à un dysfonctionnement du plancher musculaire pelvien.

    incotinence urinaire effort bilan urodynamique

    Le but de ce bilan est de :

    • Confirmer que la patiente souffre d’une incontinence urinaire par urgences mictionnelles
    • Rechercher un facteur irritatif expliquant cette incontinence : lithiase, polype, prolapsus (descente d’organes)

Le traitement

Le traitement repose sur plusieurs points :

Si un facteur irritatif est retrouvé, le traitement de ce dernier va améliorer les symptômes, et notamment l’incontinence urinaire.
Dans un premier temps, on va prescrire :

  • Un traitement médical par Anticholinergique peut être prescrit : « ditropan », « vesicare », « ceris »… Ces médicaments provoquent 2 effets secondaires principaux à savoir : sécheresse buccale, constipation.

    incontinence urinaire mictionnelle anticholinergique

  • Une rééducation périnéale de type « biofeedback » peut être prescrite. Cette rééducation va permettre de tonifier les muscles du plancher pelvien, permettant ainsi un meilleur contrôle vésico-sphinctérien

    incontinence urinaire effort sondes vaginales

Si il est constaté un échec des anticholinergiques et de la rééducation périnéale, on pourra alors proposer deux techniques de dernière génération, en fonction de l’âges, des antécédents et de la préférence du patient :  :

  • Soit des injections intra-vésicales de BOTOX 100 UI : la toxine botulique injectée dans la vessie va « calmer » le muscle vésicale pour un durée de temps limitée (car le produit s’élimine avec le temps), qui va de 3 mois à 1 an en fonction des patients : il faut donc réinjecter régulièrement

    incontinence urinaire mictionnelle injections

  • Soit une neuromodulation sacrée : on implante un boitier qui va aller stimuler des racines nerveuses de la colonne vertébrale qui contrôlent la vessie, permettant ainsi de la calmer. La durée d’action va être plus longue que pour le BOTOX, mais on constate en général une diminution des effets bénéfiques au bout d’un certain temps (effet de quelques années environ)

    incontinence urinaire mictionnelle neuromodulation

L'incontinence urinaire

l'incontinence urinaire
L’incontinence urinaire, souvent appelée fuites urinaires dans le langage courant, est la perte incontrôlée et soudaine des urines. Selon le mécanisme de survenue, on différencie plusieurs types d’incontinence. C’est un problème fréquent, qui augmente avec l’âge.Dr Jacques-Philippe Largeron

Les pathologies d'incontinence urinaire traitées par le Centre d'Urologie du Velay :

L'incontinence urinaire d'effort

l'incontinence urinaire d'effort

01Rappel anatomique

02Définition

03Facteurs de risque

04Le diagnostic

05Le traitement

Rappel anatomique

incontinence urinaire effort definition

L’anatomie de la femme comporte au niveau du pelvis la vessie et son sphincter ainsi que le plancher musculaire pelvien :

  • la vessie : La vessie est un muscle qui est muni de capteurs de pression. Lorsque la vessie se remplit, la pression monte dans le réservoir et les capteurs sont ainsi avertis. Ils transmettent l’information au cerveau via le système nerveux central que la vessie a besoin de se vider. Le cerveau donne ensuite le feu vert à la vessie qui va se contracter et se vider.
    En parallèle, le sphincter qui était contracté durant le remplissage de la vessie va se relâcher permettant la vidange de la vessie.
  • le sphincter urétral : Le sphincter urétral est un petit muscle qui se situe dans l’urètre. C’est un muscle que l’on contracte lorsque l’on se retient d’uriner, et qui est contracté de manière autonome lorsque la vessie se remplit. Ce sphincter est contracté lors du remplissage de la vessie, et il se relâche lors de la vidange de la vessie permettant ainsi cette dernière.
  • le plancher musculaire pelvien : L’urètre et la vessie sont soutenus par des muscles situés au niveau du pelvis qui constituent le plancher musculaire pelvien (plancher du bas ventre au niveau du périnée) :
    • Si le plancher est tonique, il va bien soutenir la vessie et l’urétre et contribuer au bon fonctionnement du sphincter et de la vessie, améliorant ainsi la retenue des urines.
    • A l’inverse, s’il est affaibli, notamment lors d’un effort, il va perdre de son efficacité et ne soutiendra pas bien l’urétre et la vessie.

    Dans ce cadre, il peut y avoir une notion de prolapsus (une descente d’organes) à travers le vagin, mais aussi des fuites urinaires de type incontinence urinaire d’effort.

    Il existe deux types de fuites :

    • une incontinence urinaire d’effort (IUE) qui est due à un mauvais fonctionnement du sphincter en rapport avec en général une défaillance du plancher pelvien.
    • Une incontinence urinaire par urgenturie (impériosité) qui est l’impossibilité de se retenir d’uriner due à une irritation des capteurs de la paroi de la vessie. En général, ce deuxième mécanisme retrouve un bon fonctionnement sphinctérien et un bon fonctionnement du plancher pelvien.

      incontinence urinaire effort fonctionnement

    • A noter que des fuites d’urines peuvent être mixtes c’est à dire combiner les deux mécanismes.
    • incotinence urinaire effort fuites

La définition de l'incontinence urinaire d'effort

incotinence urinaire effort effort

L’incontinence urinaire d’effort est donc une perte d’urines lors de la réalisation d’effort par la patiente : toux, port de charge lourde, sport… alors que la patiente n’a pas envie d’uriner.

Ceci se produit par des petites gouttes qui fuitent et nécessitant en général des protections. Les fuites se majorent au cours du temps pour des efforts de plus en plus faibles. Ces fuites sont en général peu abondantes (2 à 3 protections par jour), en jet bref et puissant et sans aucune sensation de besoin.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque d’une incontinence urinaire d’effort sont bien connus :

  • L’âge : l’incontinence urinaire d’effort augmente avec l’âge. En général ceci est dû à un vieillissement de l’appareil musculaire pelvien mais aussi dû aux antécédents gynéco-obstétricaux.
  • Lésions traumatiques : les fractures du bassin ou des accouchements voie basse qui peuvent être délabrants.
  • Constitutionnelle : une musculature pelvienne peu développée, une obésité, un tabagisme.
  • Une activité sportive importante : les sportifs de haut niveau vont avoir une musculature abdominale développée au dépend de la musculature périnéale. Dans ce cadre, il existe un dérèglement du système musculaire abdomino-pelvien pouvant décompenser des incontinences urinaires d’effort.
  • La constipation : des poussées abdominales excessives sur le périnée pour la défécation peuvent entrainer une incontinence urinaire d’effort.

Le diagnostic

La consultation d’un urologue pour une incontinence urinaire d’effort est fréquente.

  • Interrogatoire et examen clinique :
    L’urologue va vous poser des questions pour évaluer l’importance des fuites, leurs anciennetés, la gêne occasionnée. Il va bien sur chercher à s’assurer qu’il s’agit bien d’une incontinence urinaire d’effort et qu’il n’y a pas d’incontinence urinaire par urgenturie (voir rappel anatomique).
    Il va ensuite pratiquer un examen clinique qui est un examen gynécologique au cours duquel l’urologue confirme l’existence d’une éventuelle fuite d’urine à l’effort. Il en profite pour tester la solidité du plancher périnéal et recherche en général un prolapsus associé.
  • Examens para cliniques :

    Plusieurs examens para cliniques peuvent être recommandés :

    • un calendrier mictionnel : ceci permet d’évaluer s’il existe une composante d’incontinence urinaire par urgenturie.
    • Une ECBU : en effet une infection urinaire peut mimer une incontinence urinaire d’effort donc il faut s’assurer de l’absence d’infection.
    • Une cystoscopie : en effet une lésion endo-vésicale de type polype ou un calcul vésical peuvent mimer une incontinence urinaire d’effort.
    • incotinence urinaire effort cystoscopie

    • Un bilan urodynamique : ce dernier examen n’est pas obligatoire mais il est recommandé par les Sociétés savantes. Il permet de bien voir si on a un dysfonctionnement du système vésico-sphinctérien, ou si ce dernier fonctionne bien et que l’incontinence urinaire d’effort est dû à un dysfonctionnement du plancher musculaire pelvien.

incotinence urinaire effort bilan urodynamique

Le traitement

En première intention, si les fuites ne sont pas trop importantes, on peut proposer une rééducation périnéale pour musculation du périnée. Cette rééducation doit être faite chez un kinésithérapeute spécialisé. Ce dernier fait réaliser des examens pour muscler les muscles du périnée. Un bilan est réalisé après trois mois de kinésithérapie périnéale.

incotinence urinaire effort sondes vaginales

En première intention, si les fuites ne sont pas trop importantes, on peut proposer une rééducation périnéale pour musculation du périnée. Cette rééducation doit être faite chez un kinésithérapeute spécialisé. Ce dernier fait réaliser des examens pour muscler les muscles du périnée. Un bilan est réalisé après trois mois de kinésithérapie périnéale.

Si le bilan n’est pas satisfaisant, on peut être amené à poser une bandelette sous urétrale (TVT-TOT). C’est l’urologue qui pose ce type de geste. Le principe de l’intervention consiste à disposer sous l’urétre une bandelette de tissu artificiel qui va soutenir l’urétre et donc le sphincter pour permettre une meilleure contraction de ce dernier. Cette opératoire dure environ 30 minutes et nécessite deux jours d’hospitalisation. Elle est peu douloureuse car il n’y a pas d’ouverture ni de cicatrice abdominale.

incontinence urinaire effort conclusion1

incontinence urinaire effort conclusion2

La polykystose rénale

la polykystose rénale

01La définition

02Le diagnostic

03Le traitement

La définition

Il s’agit du développement de nombreux kystes dans le parenchyme rénal. Il faut distinguer 2 formes : La multikystose qui n’entraine pas d’insuffisance rénale et la polykystose qui s’accompagne d’une insuffisance rénale inéluctable et peut conduire à terme à la dialyse et à la transplantation rénale.

On la nomme aussi maladie polykystique des reins

polykystose rénale définition

La polykystose rénale familiale autosomique dominante est une maladie de l'adulte, c'est la forme la plus fréquente : c’est une donc maladie génétique qui se transmet des parents aux enfants. Il faut le différencier d’une polykystose acquise : les kystes se développent chez des patients insuffisants rénaux en prédialyse ou en dialyse.

polykystose rénale définition

Le diagnostic


Le diagnostic clinique :

Les premiers signes n'apparaissent en général qu'après 40 ans, C'est le plus souvent la découverte d'une insuffisance rénale, d'une hypertension artérielle, ou de deux gros reins à la palpation.

Une complication peut également révéler la maladie :

  • Sang dans les urines (hématurie) du fait d’un saignement d’un kyste en contact avec les cavités rénales
  • Douleurs aiguës lombaires dans le cadre de saignements intra-kystiques ou de compression des organes adjacents par les kystes volumineux

    le  diagnotic clinique de polykystose rénale

  • Calculs rénaux
  • Infection du rein  : toute fièvre d’origine incertaine au cours de la PKRAD justifie un ECBU et doit faire considérer la possibilité d’une infection rénale. Il peut s’agir :
    • d’une pyélonéphrite ascendante
    • d’une infection intra-kystique. Dans ce dernier cas, l’urine est souvent stérile, et la ponction du kyste infecté est nécessaire si fièvre et douleurs persistent plus d’une semaine sous antibiothérapie probabiliste, afin d’identifier le germe

    • Infection intrakystique dans la polykystose rénale dominante :

      Signes cliniques Examens complémentaires
      Douleurs lombaires
      fièvre, +/– frissons
      Hyperleucocytose à PNN
      CRP élevée
      Signes fonctionnels urinaires rares ECBU  : leucocyturie et hématurie fréquentes,mais bactériurie inconstante
      Imagerie  : indication de scanner (±PET-scan)
  • On note surtout une évolution vers une insuffisance rénale chronique (IRC) sur le long terme : les statistiques montrent qu’environ 80% des patients sont en insuffisance rénale chronique après l’âge de 50 ans.


Le diagnostic para-clinique :

Le diagnostic se fait par la réalisation d’un scanner abdominal qui permet ainsi :

  • de visualiser le nombre de kystes rénaux dans chaque rein, ainsi que leurs localisations et d’éventuelles complications (saignements intra-kystiques, lithiases rénales)
  • de visualiser des kystes hépatiques associés que l’on retrouve chez 50% des patients ayants une polykystose rénale autosomique dominante (mais qui sont presque toujours sans conséquences)
  • polykystose rénale scanner abdominal


    Critères diagnostiques de polykystose rénale dominante :

    Age Nombre de kystes pour porter le diagnostic
    15-29 ans Au moins 2 kystes unilatéraux ou bilatéraux
    30-59 ans Au moins 2 kystes dans chaque rein
    >= 60 ans Au moins 4 kystes dans chaque rein
    Exclusion du diagnostic si moins de 2 kystes rénaux parès 30 ans

    Dans tous les cas, un arbre généalogique complet et détaillé est indispensable.


    Le traitement

    Il n’existe pas de traitement à proprement parler pour guérir cette maladie. Il faut simplement ralentir au maximum son évolution :

    • Boissons abondantes, environ 2 l/j pour la prévention des lithiases et des infections ;
    • Contrôle de la tension artérielle 

    Au stade d’insuffisance rénale terminale  :

    • La prise en charge en hémodialyse ou en dialyse péritonéale (DP) est possible.
    • Si on envisage une transplantation rénale, il est parfois nécessaire de réaliser une néphrectomie d’un des 2 reins

      polykystose rénale rein enlevé

Le syndrome de jonction pyélourétérale

la pyelonephrite aigue

01La définition

02L'étiologie

03La découverte

04Les complications

05Le diagnostic

06Le traitement

syndrome de jonction presentation

La définition

Le syndrome de la jonction pyélo-urétérale correspond à un rétrécissement entre les cavités rénales (bassinet : voir anatomie du système urinaire).

syndrome de jonction definition

L'étiologie

Il peut être d’origine :

  • Congénitale avec anomalie de constitution anatomique de la jonction pyélo-urétérale
  • Acquise sur blocage des cavités rénales par une artère rénale surnuméraire en dessous de l’artère rénale principale (dite « artère polaire inférieure ») croisant la jonction pyélo-urétérale et entrainant le blocage du bon écoulement urinaire, avec apparition   d’un rétrécissement en raison des microtraumatismes générés par les battements artériels.

La découverte

Il peut se diagnostiquer de deux façons différentes :

  • Soit avant la naissance, avec les échographies prénatale
  • Soit à l’âge adulte, à l’occasion de douleur de type colique néphrétique ou d’infection du rein (pyélonéphrite) par mauvaise vidange des urines

Les complications

Des complications peuvent survenir du fait de la jonction pyélo-urétérale, par un mécanisme simple de stagnation des urines, et de mauvaise vidange en découlant :

  • Infections du rein par stagnation des urines
  • Formation de calculs rénaux
  • Altération du bon fonctionnement du rein
  • Compression des cavités rénales dilatées sur d’autres organes

Le diagnostic

Les examens radiologiques vont être réalisés pour diagnostiquer cette malformation. Leur but est :

  • Poser le diagnostic de syndrome de jonction pyélo-urétérale
  • En rechercher la cause exacte : artère surnuméraire, anomalie de constitution….
  • Evaluer le retentissement rénal
  • Evaluer les éventuelles complications : calculs…

L’examen de référence est l’Uro-scanner car :

  • Il pose le diagnostic
  • Il met à jour une éventuelle cause
  • Il évalue le retentissement sur le fonctionnement rénale global
  • Il dépiste les éventuelles complications

    syndrome de jonction uro scanner

    Si le patient présente une contre-indication à la réalisation d’un Uro-scanner, on peut réaliser une Uro-IRM, mais qui reste moins précise.

Le traitement

2 types de traitement peuvent être envisagées (Voir fiche traitement) :

  • Soit par voie endoscopique, c’est à dire par les voies naturelles (endopyélotomie). Son avantage est représenté par son caractère mini invasif, néanmoins les résultats qu'elle apporte sont moins complets que l'intervention de résection de la jonction pyélo-urétérale (chirurgie). Cette technique est de moins en moins utilisée.
  • Soit par résection de la portion malade de voie excrétrice. Elle correspond à l'ablation de la zone malade et au rétablissement de continuité au moyen d'une suture de la voie excrétrice. Cette suture est très minutieuse. L'intervention peut être réalisée soit par chirurgie conventionnelle (voie ouverte) soit éventuellement par chirurgie laparoscopique (voie coelioscopique).

syndrome de jonction laparoscopie

Le rein

le rein
Les reins sont deux organes situés dans la partie postérieure de l'abdomen au niveau des régions lombaires, effectuant de très nombreuses fonctions dans l'organisme. Bien qu'il soit possible de vivre normalement suite à l'ablation d'un rein, ces organes assurent néanmoins des fonctions essentielles comme l'élimination de déchets toxiques après filtration du sang, qui seront évacués dans l'urine. Dr Jacques-Philippe Largeron

Les pathologies du rein traitées par le Centre d'Urologie du Velay :

La pyélonéphrite aigüe

la pyelonephrite aigue

01La définition

02Les signes cliniques

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Une pyélonéphrite aiguë est une infection du rein. Elle est suspectée devant la survenue de symptômes infectieux généraux (fièvre, frissons, fatigue) associés à des signes de cystite aiguë (brulures mictionnelles, urines sales ou nauséabondes, envies fréquentes d’uriner…).

pyelonephrite definition

Les signes cliniques

Ils sont souvent dominés par des signes d’infections urinaires basses (ou cystite) caractérisés par :

  • Des brulures ou douleurs en urinant (« à la miction »)
  • Une envie fréquente d’uriner (« une pollakiurie), y compris la nuit
  • Des urines sales ou sentant mauvais

Vont ensuite apparaître des symptômes infectieux généraux :

  • Une fièvre supérieure à 38°5, des frissons
  • Une sensation de malaise général
  • Des douleurs au creux du rein (fosse lombaire), en général d’un seul côté. Elles peuvent être spontanées, ou apparaître lors de la palpation par le médecin. Elles peuvent irradier sous les côtes ou descendre vers les organes génitaux 

pyelonephrite infection urinaire

Chez les personnes âgées, les signes de pyélonéphrite aiguë sont souvent plus frustres : leur état général s’altère brutalement, elles deviennent confuses (leurs fonctions mentales sont perturbées), souffrent de douleurs abdominales. La fièvre n’est pas toujours présente.

Le diagnostic

Le diagnostic sera porté par des examens biologiques, et le plus souvent avec un examen d’imagerie médicale.


Analyse des urines

  • Bandelette urinaire : elle permet de détecter les leucocytes et la présence de nitrites, produits par les bactéries dans les urines. Si le test est négatif, le diagnostic de pyélonéphrite aiguë est improbable.
  • pyelonephrite bandelette urinaire

  • Un examen cytobactériologique des urines (ou ECBU) : Il est réalisé systématiquement. Il montre la présence de très nombreux leucocytes (globules blancs) et de bactéries (germes) dans les urines. Il permet d’identifier le germe en cause, pour ainsi déterminer les antibiotiques auxquels il est sensible.
  • pyelonephrite bactéries

    ATTENTION : Le prélèvement d'urine pour l’ECBU doit être fait avant la prise des antibiotiques. Mais la prise des antibiotiques doit être initiée sans délai après le recueil des urines.


Imagerie médicale

Une échographie des reins est recommandée pour éliminer des complications de type obstruction par un calcul ou abcès des reins.

Le traitement

Le traitement repose essentiellement sur un traitement antibiotique bien mené :

  • Antibiotique par voie orale ou par voie intraveineuse si le patient présente des signes d’infection sévère. La durée est de 3 semaines minimum.
  • Antalgiques-Antipyrétiques (médicaments destinés à faire baisser la fièvre).
  • Une bonne hydratation (2L/jr) afin de favoriser une élimination optimale des bactéries.

ATTENTION : Si le patient fait plusieurs pyélonéphrites aiguës, il est important de consulter un urologue, afin de rechercher un facteur favorisant à ces infections à répétition

pyelonephrite conclusion

Maladie de la peyronie

la maladie de la peyronie

01Rappel anatomique

02La définition

03Les causes

04Symptômes et évolution

05Le traitement

Rappel anatomique

la maladie de la peyronie anatomie

la maladie de la peyronie anatomie 2

La verge est constituée de 2 gros « cylindres » que l’on appelle « corps caverneux ». Lors d’une érection, Ces 2 cylindres se gorgent de sang ce qui va entraîner leur distension, du fait de leur paroi élastique, provoquant ainsi un gonflement et un durcissement de la verge.

la maladie de la peyronie anatomie 3

La définition

Cette pathologie correspond à une sclérose (perte d’élasticité) des corps caverneux entrainant alors une déviation de la verge en érection. Cette pathologie doit son nom à un chirurgien du moyen-âge (François de La Peyronie) qui est le premier à avoir décrit cette pathologie.

la maladie de la peyronie definition

Les causes

Aucune cause réelle na été mise en évidence, et les hypothèses restent nombreuses :

  • Traumatisme retrouvé dans 37% des cas
  • Prédisposition génétique (10% association avec la maladie de Dupuytren)
  • Le diabète, le tabac, la prise de bêtabloquant, la maladie de Paget ou encore la polyarthrite rhumatoïde.

L’incidence est de 7% avec un âge de début vers 53 ans en moyenne. Elle est exceptionnelle avant 40 ans.


Symptômes et évolution de la maladie

Elle  peut connaître une évolution variable, allant de la résolution spontanée jusqu’aux déformations sévères. Il est donc difficile de prédire le pronostic individuel au commencement de la maladie.

Seules les douleurs semblent disparaître spontanément dans les 12 à 18 mois dans la majorité des cas.

Les facteurs de risque cardiovasculaire, comme le diabète et l’hypertension, avaient un impact significatif sur la sévérité des symptômes et sur l’évolution, spontanément résolutive dans de rares cas seulement (3 %).

Le diagnostic de la maladie  est essentiellement  clinique.

Elle évolue sur deux phases :

  • phase initiale  inflammatoire marquée par la douleur et/ou un nodule avec  une déformation de la verge en érection .
  • phase secondaire  caractérisée par une courbure stable, la douleur ayant le plus souvent disparu.

la maladie de la peyronie les causes

La douleur peut survenir spontanément ou uniquement en érection. La modification de la verge en érection avec une courbure du coté de la sclérose et un aspect rétrécit de la verge. il arrive aussi une baisse de la tension de l’érection après le rétrécissement. Les photos sont utiles pour apprécier la courbure :
Il est important de prendre des photos de sa verge en érection avant d’aller voir votre urologue, pour que ce dernier puisse apprécier la sévérité.


Le traitement


LES TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX

Ils sont multiples et aucun n’a fait preuve de sa supériorité. Beaucoup ont été abandonnés compte tenu de l’absence d’efficacité.

  • Vitamine E ou tocophérol (TOCO 500®) : Il s’agit du traitement le plus ancien. Le tocophérol reste largement utilisé par les urologues car il s’agit d’un traitement bien toléré, disponible et peu cher.
  • L-carnitine (LEVOCARNYL®) : La carnitine aurait des propriétés anti-inflammatoire et anti-oxydante. 
  • Colchicine (COLCHIMAX®) : D’emploi plus récent, elle inhibe la prolifération des cellules inflammatoires et des fibroblastes et diminue l’activité de la collagénase. La colchicine est un traitement bien.
  • Tamoxifène (NOLVADEX®) : Anti-estrogène non stéroïdien, le tamoxifène faciliterait la sécrétion par les fibroblastes de TGF bêta-1 qui a un rôle central dans la réponse de régulation immunitaire, l’inflammation et la réparation tissulaire. L’inconvénient majeur du tamoxifène est sa toxicité hépatique et ses effets secondaires. 

LES TRAITEMENTS LOCAUX

Il s’agit d’infiltrer la lésion pour agir sur la douleur et l’inflammation et à moyen terme sur la courbure.

  • Le vérapamil: Inhibiteur des canaux calciques, il influencerait le métabolisme fibroblastiques en diminuant l’activité de la collagénase et réduisant la production du collagène.
  • Interférons alpha-2A ou 2B: Cette molécule qui fait partie de la famille des cytokines altère le métabolisme des fibroblastes in vitro, augmente la production de collagénase et régule la réponse immune. Elle semble avoir des effets contradictoires.
  • Corticoïdes: Récemment, une analyse rétrospective a confirmé l’innocuité et l’intérêt des injections de corticoïdes sur la douleur à la phase initiale.
  • Collagénase: L’utilisation de la collagénase a été décrite par une seule équipe dans une étude contrôlée, en double insu. Le traitement était administré en « crossover » chez 49 hommes divisés en trois groupes recevant respectivement 6000, 10000 et 14000 unités de collagénase. Une amélioration sur la courbure, la taille de la plaque et la dysfonction érectile comparée au placebo était retrouvée pour les trois groupes. Ce traitement n’est pas accessible hors protocole.

LES TRAITEMENTS PHYSIQUES

  • Iontophorèse transdermique: Le principe est d’utiliser le transport direct des ions d’une solution médicamenteuse dans les tissus au moyen d’un champ électrique local traitement peu courant en cours d’évaluation.
  • Lithotripsie extracorporelle: La lithotripsie extracorporelle (LEC) a été proposée dans la MPL depuis 1998. Les résultats rapportés dans la littérature sont discordants .

LE TRAITEMENT CHIRUGICAL

La place de la chirurgie dans la prise en charge de la MLP est restreinte (inférieure à 10 % des patients).

L’indication du traitement chirurgical est multifactorielle et complexe :

  • Formes sévères empêchant ou rendant difficiles les rapports sexuels
  • Début de la maladie depuis au moins 24 mois ou déformation 
  • Capacité érectile, contexte et souhaits du patient, longueur pénienne doivent être pris en compte dans le choix de la procédure
  • Echec du traitement médical entrepris.

L’éjaculation précoce

l'éjaculation précoce

01La définition

02Les causes

03Les conséquences

04Le traitement

La définition

L’éjaculation précoce est un trouble de l’éjaculation survenant lors de stimulations sexuelles minimes avant, pendant, ou juste après la pénétration, et avant que l’homme ne souhaite éjaculer

La définition de l’éjaculation précoce repose sur 3 éléments :

  • Le temps : l’éjaculation survient trop vite. La notion de temps est nécessairement subjective car tout le monde n’a pas les mêmes attentes concernant le délai avant éjaculation…
  • Le contrôle : l’éjaculation précoce se définit également par la notion de contrôle. L’homme ne maîtrise pas suffisamment le moment de son éjaculation qui survient avant qu’il ne le souhaite.
  • La souffrance : l’éjaculation précoce provoque une détresse personnelle et des problèmes relationnels au sein du couple. Ce trouble sexuel fait souffrir les 2 partenaires.
  • La définition de l'éjaculation précoce

    L’éjaculation précoce touche 1 homme sur 5, et autant les hommes jeunes que les hommes plus âgés. Tous les hommes qui ont une éjaculation précoce n’en souffrent pas forcément, mais certains en souffrent beaucoup.

    Les causes

    • L’anxiété, le stress (souvent avant 40 ans) expose davantage à l'éjaculation prématurée.
    • Le mode de vie retentit aussi sur la qualité des relations sexuelles et donc sur la maîtrise de l'éjaculation par l'homme.
    • Le manque de confiance en soi, avec la peur de ne pas satisfaire sa partenaire.
    • Un traumatisme psychologique, avec une mauvaise expérience sexuelle peut être en cause.

    Il faut comprendre que l’éjaculation précoce est presque toujours d’ordre psychologique

    Les causes de l'éjaculation précoce

    Les conséquences

    Du point de vue sexuel, l’éjaculation précoce est corrélée à une absence de sensation lors de l’éjaculation. Un des effets de secondaire de l’éjaculation précoce est d’avoir du mal à maintenir son érection et donc de diminuer son envie sexuelle (ou « libido » en terme médical). En effet, à force de se concentrer sur le contrôle de son éjaculation, l’homme ne peut se laisser aller au plaisir sexuel.

    Encore plus grave, si le problème de l’éjaculation précoce n’est pas soigné, il altère la confiance de l’homme qui en est victime, ainsi que son couple. Des sentiments négatifs s’accumulent alors, aussi bien chez l’homme, que chez sa partenaire qui ne se sent pas comblée.

    Les conséquences de l'éjaculation précoce

    Le traitement

    • Prise en charge sexologique : thérapie, relaxation, hypnose… : En fonction de leur formation et de leur savoir-faire, les sexologues peuvent proposer différentes façons de prendre en charge l’éjaculation précoce. Les sexothérapies font parfois appel à des thérapies de couple, à la psychanalyse ou à d’autres solutions telles que l’hypnose, ou encore la relaxation. Ces techniques ont pour but de comprendre que l’éjaculation est provoquée par la montée de l’excitation et d’apprendre à repérer le point « de non retour » à partir duquel l’éjaculation ne peut pas être maîtrisée.

      Prise en charge sexologique de l'éjaculation précoce

    • Dapoxétine (PRILIGY®) : Ce médicament est initialement un antidépresseur dont on a remarqué l’efficacité dans le retardement de l’éjaculation précoce. Il doit être utilisé avec parcimonie et de manière temporaire, le temps de reprendre confiance en soi.

      Le traitement de l'éjaculation précoce

    La conclusion sur l'éjaculation précoce

Le kyste de l'épididyme

le kyste de l'hépididyme

01La définition

02Le diagnostic

03Le traitement

Le kyste de l'hépididyme défintion

La définition

Un kyste de l’épididyme est une « boule remplie de liquide (eau) le plus souvent situé sur l’épididyme (conduit amenant les spermatozoides du testicule à la prostate lors de l’éjaculation). Elle est au contact du testicule et forme un relief bien séparé de ce dernier qui est palpé.

Le kyste de l'hépididyme défintion

Le kyste de l’épididyme est tout à fait bénin et n’impose aucune surveillance.

Le diagnostic

Le kyste de l’épididyme n’entraine aucun symptômes. Il est souvent remarqué par le patient de manière fortuite qui va noter une « petite boule » au contact du testicule. La palpation est non douloureuse. Le kyste peut être découvert occasionnellement lors de gênes dans les actes de la vie quotidienne ou les activités sportives.

L’examen clinique confirme une « petite boule » bien distincte du testicule, indolore bien limitée (à la différence de l’hydrocèle ou on note une grosse tuméfaction avec un testicule non ressenti).

Une échographie testiculaire va confirmer le diagnostic de kyste épididymaire

Le kyste de l'hépididyme échographie testiculaire

Le traitement

Il n’y a aucun traitement nécessaire, les kystes ne dégénérant jamais en autre lésion.

Le kyste de l'hépididyme ablation

L'hydrocèle

l'hydrocèle

01La définition

02Le diagnostic

03Le traitement

La définition

Une hydrocèle correspond à la présence de liquide dans la bourse autour du testicule. Plus précisément, il s'agit d'un épanchement (présence de liquide) de liquide clair ou plus rarement ressemblant à du lait, et situé entre deux feuillets de la paroi (nommée vaginale) des testicules.

L'hydrocele définition

La vaginale est une enveloppe permettant de sécréter une sérosité en quantité faible (sorte de liquide), mais permettant le glissement entre autres des membranes entre elles lors des mouvements de la vie quotidienne.

Dans a majeure partie des cas, une hydrocèle apparaît sans raison particulière.

L'hydrocele définition

Le diagnostic

Le patient va voir son testicule augmenter de volume sur plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Cette augmentation de volume reste totalement indolore. Elle va par contre gêner le patient dans les actes de la vie quotidienne ou lors d’activité(s) sportive(s).

L'hydrocele droite

L’examen clinique réalisé par le médecin retrouve un testicule augmenté de volume, sans aucune douleur à la palpation, ni aucune inflammation du scrotum (peau des bourses). Un test dit de « transillumination » peut –être réalisé avec une lampe de poche : on retrouve alors un testicule qui « s’illumine » lorsque on applique la lampe sur le testicule en cause.

hydrocele examen clinique

Une échographie testiculaire sera réalisée pour confirmer le diagnostic d’hydrocèle simple.

hydrocele échographie

Le traitement

Si le patient n’est pas gêné, on effectue une simple surveillance, car il n’y a aucun risque de dégénérescence en tumeur testiculaire

Si le patient est gêné, on peut proposer une chirurgie d’évacuation de la collection dans la bourse : cette chirurgie est mineure, source de peu de risques opératoires et consiste en une évacuation de la collection couplée à une ablation de la paroi à l’origine de cette dernière (la vaginale)

hydrocèle chirurgie

Dans de rares cas, on peut effectuer une ponction simple de cette hydrocèle, sous anesthésie locale, mais les indications sont très rares (patient ne pouvant subir une anesthésie générale), car la récidive est quasi constante en quelques semaines

L'hydrocèle ponction

La torsion du testicule

la torsion du testicule

01La définition

02Les facteurs de risques

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La torsion du testicule est un « entortillement » du cordon spermatique (qui contient le canal déférent, l’artère et la veine du testicule), entrainant un arrêt de la vascularisation de ce testicule et une souffrance de ce dernier. Cette torsion peut endommager, de manière irréversible, le testicule.

La torsion du testicule définition

Elle survient surtout chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.

Les facteurs de risques

La torsion du testicule est un problème mécanique. Elle est due à une anomalie de fixation de cet organe à l’intérieur du scrotum. Cette anomalie apparaît pendant le développement du fœtus. Elle peut prendre deux formes différentes :

  • Une mauvaise fixation de la membrane entourant le testicule (appelée "vaginale") à la bourse (on parle alors de "défaut d’accolement")

  • un manque de résistance touchant un ou plusieurs des trois points d’ancrage du testicule au scrotum.

    torsion du testicule résistance

Le diagnostic

Le diagnostic est le plus souvent franc et clinique :

  • Douleur testiculaire unilatérale brutale, intense et sans position particulière calmant la douleur.
  • Douleur survenant le plus souvent en fin de nuit, au petit matin
  • Cette douleur peut s’accompagner de nausées et/ou vomissements et /ou d’un malaise sur l’importance de la douleur
  • Une absence de fièvre et/ou d’inflammation du scrotum (peau entourant le testicule)

    torsion du testicule inflamation

    L’examen clinique par le médecin retrouve un testicule ascensionné, très douloureux à la moindre mobilisation

torsion du testicule examen clinique

Une échographie testiculaire peut être réalisée en cas de doute diagnostic, à la recherche d’un arrêt de la vascularisation de ce testicule (mesuré en « flux doppler »). Mais en aucun cas, cet examen ne doit retarder la prise en charge chirurgicale.

torsion du testicule échographie testiculaire

Tout testicule douloureux, dont le diagnostic de torsion testiculaire est douteux doit imposer une exploration chirurgicale de ce testicule au bloc opératoire, sans perte de temps

Le traitement

C’est une URGENCE, car le testicule peut mourir en quelques heures (de 4 à 12 heures en fonction de l’intensité de la torsion)

Il est chirurgical

  • Détorsion du testicule et évaluation de sa viabilité :
    • Si testicule bien en vie : conservation et fixation à l’intérieur du scrotum, pour éviter que ceci se reproduise
    • Si testicule détruit : ablation de ce dernier
  • Fixation du testicule controlatéral à l’intérieur du scrotum dans tous les cas :

    torsion du testicule conclusion

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