Les troubles de l'érection

les troubles de l'érection

01La définition

02Les facteurs de risque

03Causes de la dysfonction érectile

04Le diagnostic

05Le traitement

 troubles de l'érection présentation

La définition

 troubles de l'érection définition

L’impuissance sexuelle se définit par une impossibilité de développer ou maintenir une érection suffisamment rigide, pour assurer un rapport sexuel pendant une durée suffisante et nécessaire.
L’impuissance sexuelle peut être d’origine psychologique, organique ou le plus souvent mixte :

  • l’origine organique témoigne d’un dysfonctionnement du mécanisme même de l’érection.
  • l’origine psychologique est en rapport avec un dysfonction provenant uniquement de troubles psychologiques et cérébraux : «  la mécanique fonctionne bien, mais c’est la commande qui ne fonctionne pas »
  • il est possible qu’un trouble organique ait des répercutions psychologiques, si bien que l’impuissance est mixte. Il s’agit le plus souvent de ce dernier cas qui concerne les patients.

Un trouble de l’érection peut être primaire ou secondaire :

  • une impuissance est primaire lorsqu’il n’y a jamais eu d’érection permettant un rapport.
  • une impuissance est secondaire quand le trouble érectile survient après une période où l’érection était strictement normale.

Le pourcentage de patient présentant une atteinte organique est variable, mais en fonction des populations étudiées, en général, on note 26 à 30 % des troubles de l’érection d’origines organiques pures. Plus de 50 % sont d’origines mixtes.

 troubles de l'érection origine

Les facteurs de risque

Certaines maladies chroniques favorisent la survenue de trouble de l’érection d’ordre organique. Il s’agit le plus souvent de pathologies entraînant des complications vasculaires, qui vont entraîner la survenue progressive d’une impuissance sexuelle :

  • l’hypertension artérielle qui agit non seulement par l’intermédiaire des complications artérielles qu’elle entraîne, mais par les médicaments qu’elle impose à prendre au long court (effet dit « iatrogénique »).
  • le diabète qui est responsable d’une artériopathie (atteinte des artères) et d’une neuropathie (atteintes des nerfs) et qui va altérer, par ces deux mécanismes, de manière progressive, la fonction érectile. C’est la cause principale des troubles de dysfonctions érectiles organiques.
  • le tabagisme qui va entraîner aussi une artériopathie (atteintes des artères), et notamment en premier lieu des artères qui irriguent la verge (artères caverneuses).

     troubles de l'érection risque

  • l’hypercholestérolémie qui entraîne aussi une atteinte artérielle.
  • l’obésité qui joue sur la dysfonction érectile.
  • l’alcoolisme qui agit par atteinte nerveuse périphérique altérant la commande de l’érection.

Les causes de la dysfonction érectile

De nombreuses maladies et de nombreux médicaments interfèrent avec la sexualité :

  • toutes les maladies entraînants une atteinte des artères et des nerfs vont être responsable d’une éventuelle dysfonction érectile. Dans les causes les plus fréquemment retrouvées, on trouve toutes les maladies vasculaires mais aussi toutes les maladies neurologiques. Un tableau vous est explicité, pour voir l’ensemble des maladies, entraînant des troubles de l’érection.
  • Il ne faut pas aussi négliger les traitements, qui vont pour nombres d’entre eux, entraîner une dysfonction érectile. Dans les plus utilisés, on note les antihypertenseurs (médicaments contre l’HTA), les anti-lipidiques (médicaments contre le cholestérol) et l’ensemble des traitements pour les troubles psychiatriques (neuroleptiques, antidépresseurs). Un autre tableau vous est explicité vous montrant l’ensemble des médicaments entraînant des troubles de la dysfonction érectile.

Le diagnostic

Une impuissance sexuelle peut donc être multi factorielle (ce qui est le plus souvent le cas). Il va donc falloir rechercher l’ensemble des facteurs de risques et des maladies pouvant expliquer une dysfonction organique, tout en ayant un interrogatoire précis permettant de déceler des causes d’ordre psychologique.

a) l’interrogatoire :

Il constitue un élément clé de la démarche diagnostique. Il va permettre d’avoir une idée sur l’origine prédominante de la dysfonction érectile (soit organique, soit psychologique.) On va rechercher en premier lieu :

  • Pour une origine organique : une apparition progressive, une diminution voir disparition totale des érections nocturnes ou matinales. Les tentatives d’érections, par masturbation ou avec une autre partenaire, ne sont pas satisfaisantes. Il n’y a pas de syndrome anxio-dépressif chez le patient ,et il n’y a pas de conflit dans le couple.
  • Pour une origine psychologique : on va noter une persistance des érections nocturnes et matinales et une apparition brutale. Il y a une persistance des érections spontanées avec une autre partenaire ou par masturbation avec une durée adéquate (5 minutes). On note souvent un caractère anxio-dépressif et/ou des troubles dans le couple (conjugopathie)

    A noter que la survenue d’une éjaculation sur verge molle et en faveur d’une origine organique.

    L’interrogatoire va surtout rechercher en premier lieu chez un homme de plus de 60 ans, des signes en faveur d’un déficit androgénique lié à l’âge (DALA) : prise de poids, caractère anxio-dépressif débutant, perte des poils, atrophies des organes génitaux, gonflement des seins (gynécomastie) …

 troubles de l'érection interrogatoire

b) l’examen clinique :

Il va commencer par une évaluation des caractères sexuels secondaires à la recherche des fameux signes de DALA : poids, taille, pilosité, gonflement des seins…

Il s’attèle ensuite à étudier l’appareil génital masculin : verge, scrotum, prostate …

Un examen neurologique est possible à la recherche de la sensibilité et des reflexes du périnée. Enfin, un examen artériel avec la palpation des pouls du membre inférieur est effectué.


c) le bilan para-clinique :

Dans un premier temps, on va faire un bilan biologique complet :

  • un bilan glucidique
  • un bilan lipidique
  • un bilan thyroïdien
  • un PSA total
  • un bilan de fonction rénal : créatininémie, ionogramme.
  • une testostéronémie totale et bio disponible
  • une prolactinémie

Les deux derniers dosages servent à recherche d’une pathologie endocrinienne, et notamment un déficit androgénique lié à l’âge (DALA).

On va ensuite faire un bilan cardiaque avec consultation chez un cardiologue, car on sait que les troubles de l’érection peuvent être les premiers signes d’une pathologie cardiaque.

On va enfin faire une échographie pénienne et testiculaire à la recherche d’une pathologie génitale. A noter, qu’il est recommandé de faire lors de l’échographie de la verge, une injection d’un produit qui va permettre de voir le fonctionnement artériel et veineux au cours du mécanisme de l’érection, afin d’identifier d’éventuel problème.

Le traitement

Le traitement de l’impuissance sexuelle est le plus souvent médical, mais il peut être de tant à autre d’ordre psychothérapeutique.

Il y a eu de nombreuses avancées ces dernières années avec arrivée de traitement oraux qui ont permis d’avoir de meilleures érections : VIAGRA, CIALIS, LEVITRA,SPEDRA …

Infections des organes génitaux externes viagra

Lorsque ces traitements sont inefficaces, on peut proposer des injections intra caverneuses (piqûre dans la verge) qui vont entraîner une érection dans les minutes qui suivent, et qui durent en général une heure.

Infections des organes génitaux externes injections

Dernièrement, un nouveau produit qui consiste à la mise en place d’un gel dans l’urètre qui entraîne là aussi des érections artificielles.

Infections des organes génitaux externes gel

Il est recommandé de consulter l’urologue pour ce type de traitement.

Infections des organes génitaux externes conclusion

réseau d'aide et de lutte contre le cancer

ONCAUVERGNE Le réseau de professionnels qui vous aide dans la lutte contre le cancer

Mieux connaître le réseau ONCAUVERGNE …

Log in

fb iconLog in with Facebook
create an account