Le prolapsus génital

le prolapsus génital

01La définition

02Les origines

03La stratégie diagnostique

04Le diagnostic

05Les examens complémentaires

06Le traitement

La définition

Le prolapsus génital est une affection du système génital féminin. Il se définit par une descente des organes pelviens (vessie, utérus, rectum) à travers le vagin (communément appelé descente d’organes).

prolapsus genital définition

Les origines

À la différence de l’homme, dont les organes pelviens sont fixes, la présence du vagin chez la femme constitue une zone de faiblesse. Toute défaillance musculaire dans cette région du pelvis se traduit alors par une descente (ou saillie) isolée ou associée de la vessie, de l’utérus et du rectum. Cette saillie ou ptose se produit au repos ou surtout lors de la poussée abdominale.

Elle est classée en 3 degrés en fonction de l’importance de la descente de l’organe :

  • 1er degré : l’organe reste en deçà de la vulve (descente à mi-vagin).

  • 2e degré : l’organe affleure la vulve.
  • 3e degré : l’organe dépasse la vulve (prolapsus extériorisé) : impression de boule s’extériorisant hors du vagin.

    prolapsus genital 3ieme degre

Le développement d’un prolapsus génital suppose une modification de la statique pelvienne avec zones de faiblesse. Les facteurs responsables d’un trouble de la statique pelvienne sont acquis ou congénitaux :

  • Facteurs acquis :
    • Le traumatisme obstétrical : L’accouchement entraîne transitoirement une modification notable des éléments de suspension et de soutènement des organes pelviens. Il est parfois source de rupture des tissus et des ligaments, de déchirure des muscles releveurs de l’anus. C’est souvent dès le premier accouchement que les dégâts se produisent. L’accouchement d’un gros enfant, l’accouchement en force, trop rapide, l’utilisation d’instruments type forceps sont autant de sources de délabrements qui font le lit du prolapsus. Celui-ci apparaît rarement dans les suites immédiates de l’accouchement mais le plus souvent à distance après la quarantaine.
    • La ménopause : C’est à cette période de la vie que se développe une carence hormonale. Or, ces hormones jouent un grand rôle dans la trophicité des tissus et des ligaments, notamment ceux qui participent au système de suspension des organes pelviens. Il s’y ajoute les effets du temps, de la sénilité tissulaire et de la chute du tonus musculaire. Tout cela explique que les prolapsus génitaux se révèlent souvent à un âge avancé.
    • La ménopause : C’est à cette période de la vie que se développe une carence hormonale. Or, ces hormones jouent un grand rôle dans la trophicité des tissus et des ligaments, notamment ceux qui participent au système de suspension des organes pelviens. Il s’y ajoute les effets du temps, de la sénilité tissulaire et de la chute du tonus musculaire. Tout cela explique que les prolapsus génitaux se révèlent souvent à un âge avancé.
    • Les antécédents chirurgicaux : Les interventions chirurgicales pelviennes peuvent perturber les éléments de suspension des organes pelviens et principalement ceux de la vessie. Un prolapsus peut donc survenir secondairement.
  • Facteurs congénitaux :

    Les prolapsus congénitaux sont fréquents et sont liés à des conformations anatomiques particulières qui favorisent lors des efforts de poussée l’élongation du système de suspension des organes pelviens.

La stratégie de diagnostique

Une étude clinique (interrogatoire, examen clinique) et des examens complémentaires sont indispensables pour prévoir un traitement adapté :

  • 1er point : Qualifier et classer le prolapsus par un examen clinique rigoureux
  • 2e point : Rechercher l’existence d’une incontinence d’urines associée
  • 3e point : Apprécier les facteurs de risques associés qui conditionnent le traitement

C’est une défaillance des moyens de fixité des organes pelviens qui entraîne un prolapsus génito-urinaire.


Le diagnostic

  • Interrogatoire : Il est capital
  • L’examen clinique : Il s’agit d’un examen gynécologique approfondi et rigoureux qui doit mettre en évidence toutes les composantes du prolapsus. Il est donc pratiqué sur une patiente en position gynécologique à l’aide de valves permettant d’explorer les différentes parois du vagin :

    • L’exploration de la paroi antérieure du vagin à l’aide d’une valve refoulant la paroi vaginale postérieure au repos et à l’effort de poussée permet de quantifier l’importance du prolapsus de la vessie (ou cystocèle).
    • La préhension du col utérin à l’aide d’une pince (dite de Pozzi) évalue l’importance du prolapsus utérin (ou hystéroptose).
    • L’examen de la paroi postérieure du vagin à l’aide d’une valve recherche le degré de prolapsus du rectum (ou rectocèle)
    Cet examen est complété par une appréciation de la trophicité de la vulve, de la tonicité et la contractilité des muscles du périnée (cotation des muscles releveurs de l’anus) et un toucher rectal évaluant la tonicité du sphincter anal.

Au terme de cet examen, une classification du prolapsus génital est proposée


Les examens complémentaires

Ils ne sont pas indispensables au diagnostic de prolapsus, mais sont utiles rechercher une lésion associée avant de proposer un traitement :

  • Frottis vaginal : Il doit être systématique et permet d’éliminer un cancer du col utérin ou de l’endomètre.
  • Examen Cyto-Bactériologique des Urines (ECBU) : Il élimine une infection urinaire associée.
  • Échographie rénale et pelvienne : Elle renseigne sur le volume utérin et sur le retentissement du prolapsus sur l’appareil urinaire (dilatation rénale, résidu vésical post-mictionnel).
  • Bilan urodynamique : Il permet d’évaluer le fonctionnement neurologique de la vessie
  • Une IRM Statique et dynamique : Il permet d’évaluer l’importance du prolapsus en poussée abdominale

Le traitement

Le traitement du prolapsus génital est essentiellement chirurgical. Un traitement médical n’est proposé qu’en cas de prolapsus minime ou de contre-indication chirurgicale.


Le traitement médical :
  • Hormonothérapie : Elle est basée sur les œstrogènes appliqués dans le vagin (Colpotrophine®, Trophigil®).
  • Moyens mécaniques : Il s’agit de l’utilisation d’anneau en caoutchouc qui se positionnent dans le vagin (ou « pessaires »), et dont le but est de soutenir le prolapsus refoulé. Il est changé tous les 2 à 3 mois. C’est un moyen thérapeutique peu confortable, rarement proposé, que l’on réserve aux femmes qui ne peuvent supporter une intervention chirurgicale.

    prolapsus genital moyens mécaniques

  • Rééducation périnéale : Elle associe une rééducation périnéale à une stimulation électrique par voie vaginale (physiothérapie). Ce traitement ne permet pas de refouler le prolapsus ; il permet uniquement de diminuer la gène et la pesanteur induite par le prolapsus et ainsi de différer un traitement chirurgical. Cette rééducation peut également permettre d’améliorer une incontinence d’urines associée.

    prolapsus genital sondes

Le traitement chirurgical :

Le traitement du prolapsus génito-urinaire est essentiellement chirurgical. Il peut s’effectuer par voie haute (abdominale) ou basse (vaginale). Depuis peu, la voie haute peut être pratiquée par cœlioscopie (On appelle ce geste UNE PROMONTOFIXATION ) : Le principe consiste à poser 2 bandelettes synthétiques qui accrochent les organes pelviens à la colonne vertébrale (Voir Fiche traitement : PROMONTOFIXATION)

prolapsus genital cœlioscopie

Au total, la chirurgie, dans la majorité des cas, donne un résultat anatomique et fonctionnel satisfaisant sur le long terme.

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