Maladie de la peyronie

la maladie de la peyronie

01Rappel anatomique

02La définition

03Les causes

04Symptômes et évolution

05Le traitement

Rappel anatomique

la maladie de la peyronie anatomie

la maladie de la peyronie anatomie 2

La verge est constituée de 2 gros « cylindres » que l’on appelle « corps caverneux ». Lors d’une érection, Ces 2 cylindres se gorgent de sang ce qui va entraîner leur distension, du fait de leur paroi élastique, provoquant ainsi un gonflement et un durcissement de la verge.

la maladie de la peyronie anatomie 3

La définition

Cette pathologie correspond à une sclérose (perte d’élasticité) des corps caverneux entrainant alors une déviation de la verge en érection. Cette pathologie doit son nom à un chirurgien du moyen-âge (François de La Peyronie) qui est le premier à avoir décrit cette pathologie.

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Les causes

Aucune cause réelle na été mise en évidence, et les hypothèses restent nombreuses :

  • Traumatisme retrouvé dans 37% des cas
  • Prédisposition génétique (10% association avec la maladie de Dupuytren)
  • Le diabète, le tabac, la prise de bêtabloquant, la maladie de Paget ou encore la polyarthrite rhumatoïde.

L’incidence est de 7% avec un âge de début vers 53 ans en moyenne. Elle est exceptionnelle avant 40 ans.


Symptômes et évolution de la maladie

Elle  peut connaître une évolution variable, allant de la résolution spontanée jusqu’aux déformations sévères. Il est donc difficile de prédire le pronostic individuel au commencement de la maladie.

Seules les douleurs semblent disparaître spontanément dans les 12 à 18 mois dans la majorité des cas.

Les facteurs de risque cardiovasculaire, comme le diabète et l’hypertension, avaient un impact significatif sur la sévérité des symptômes et sur l’évolution, spontanément résolutive dans de rares cas seulement (3 %).

Le diagnostic de la maladie  est essentiellement  clinique.

Elle évolue sur deux phases :

  • phase initiale  inflammatoire marquée par la douleur et/ou un nodule avec  une déformation de la verge en érection .
  • phase secondaire  caractérisée par une courbure stable, la douleur ayant le plus souvent disparu.

la maladie de la peyronie les causes

La douleur peut survenir spontanément ou uniquement en érection. La modification de la verge en érection avec une courbure du coté de la sclérose et un aspect rétrécit de la verge. il arrive aussi une baisse de la tension de l’érection après le rétrécissement. Les photos sont utiles pour apprécier la courbure :
Il est important de prendre des photos de sa verge en érection avant d’aller voir votre urologue, pour que ce dernier puisse apprécier la sévérité.


Le traitement


LES TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX

Ils sont multiples et aucun n’a fait preuve de sa supériorité. Beaucoup ont été abandonnés compte tenu de l’absence d’efficacité.

  • Vitamine E ou tocophérol (TOCO 500®) : Il s’agit du traitement le plus ancien. Le tocophérol reste largement utilisé par les urologues car il s’agit d’un traitement bien toléré, disponible et peu cher.
  • L-carnitine (LEVOCARNYL®) : La carnitine aurait des propriétés anti-inflammatoire et anti-oxydante. 
  • Colchicine (COLCHIMAX®) : D’emploi plus récent, elle inhibe la prolifération des cellules inflammatoires et des fibroblastes et diminue l’activité de la collagénase. La colchicine est un traitement bien.
  • Tamoxifène (NOLVADEX®) : Anti-estrogène non stéroïdien, le tamoxifène faciliterait la sécrétion par les fibroblastes de TGF bêta-1 qui a un rôle central dans la réponse de régulation immunitaire, l’inflammation et la réparation tissulaire. L’inconvénient majeur du tamoxifène est sa toxicité hépatique et ses effets secondaires. 

LES TRAITEMENTS LOCAUX

Il s’agit d’infiltrer la lésion pour agir sur la douleur et l’inflammation et à moyen terme sur la courbure.

  • Le vérapamil: Inhibiteur des canaux calciques, il influencerait le métabolisme fibroblastiques en diminuant l’activité de la collagénase et réduisant la production du collagène.
  • Interférons alpha-2A ou 2B: Cette molécule qui fait partie de la famille des cytokines altère le métabolisme des fibroblastes in vitro, augmente la production de collagénase et régule la réponse immune. Elle semble avoir des effets contradictoires.
  • Corticoïdes: Récemment, une analyse rétrospective a confirmé l’innocuité et l’intérêt des injections de corticoïdes sur la douleur à la phase initiale.
  • Collagénase: L’utilisation de la collagénase a été décrite par une seule équipe dans une étude contrôlée, en double insu. Le traitement était administré en « crossover » chez 49 hommes divisés en trois groupes recevant respectivement 6000, 10000 et 14000 unités de collagénase. Une amélioration sur la courbure, la taille de la plaque et la dysfonction érectile comparée au placebo était retrouvée pour les trois groupes. Ce traitement n’est pas accessible hors protocole.

LES TRAITEMENTS PHYSIQUES

  • Iontophorèse transdermique: Le principe est d’utiliser le transport direct des ions d’une solution médicamenteuse dans les tissus au moyen d’un champ électrique local traitement peu courant en cours d’évaluation.
  • Lithotripsie extracorporelle: La lithotripsie extracorporelle (LEC) a été proposée dans la MPL depuis 1998. Les résultats rapportés dans la littérature sont discordants .

LE TRAITEMENT CHIRUGICAL

La place de la chirurgie dans la prise en charge de la MLP est restreinte (inférieure à 10 % des patients).

L’indication du traitement chirurgical est multifactorielle et complexe :

  • Formes sévères empêchant ou rendant difficiles les rapports sexuels
  • Début de la maladie depuis au moins 24 mois ou déformation 
  • Capacité érectile, contexte et souhaits du patient, longueur pénienne doivent être pris en compte dans le choix de la procédure
  • Echec du traitement médical entrepris.

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