Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate

01Généralités

02Les causes

03Le diagnostic

04Bilan d'extension

05Traitement

cancer de la prostate définition

Les généralités

Avec environ 60 000 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate représente le premier cancer de l'homme en France devant le cancer du poumon. Mais sa fréquence varie beaucoup avec l'âge. En effet, un homme environ sur 10 présentera une forme clinique de cette maladie au cours de sa vie : Il apparaît rarement avant 50 ans, la plupart des cas étant constatés entre 60 et 90 ans. L'âge moyen de détection de cette tumeur est de 70 ans.

cancer de la prostate généralités

Les causes

Aucune cause, à ce jour, n’est connue avec précision. Un certain nombre de facteurs sont néanmoins associés à un risque élevé de développement d'un cancer de la prostate :

  • L'âge et la génétique : Le cancer de la prostate semble toucher certaines familles en particulier, ce qui laisse penser qu'il existe un facteur héréditaire ou génétique. Un homme dont le père ou le frère souffre d'un cancer de la prostate a deux fois plus de risque d'en souffrir à son tour. Le risque est encore plus élevé pour les hommes ayant plusieurs personnes atteintes dans leur entourage, notamment si leurs proches étaient jeunes au moment où le cancer a été diagnostiqué. Les scientifiques ont identifié plusieurs gènes héréditaires dont la présence semble augmenter le risque de développer un cancer de la prostate.
  • L’origine ethnique : Elles semblent aussi jouer un rôle : le risque semble plus élevé pour les hommes originaires d'Afrique tandis que les hommes originaires d'Asie sont les moins touchés.
  • Le Régime alimentaire et l’hygiène de vie : L'hygiène de vie, le régime alimentaire et l'exposition à des toxines environnementales semblent également jouer un rôle dans le développement et la vitesse de propagation du cancer de la prostate :
    • Les régimes riches en viande rouge, en calcium (produits laitiers) et en mauvais cholestérol (LDL) semblent favoriser l'apparition de cancer de la prostate.
    • Les régimes alimentaires riches en aliments crus et en légumes permettent de se protéger du cancer de la prostate.

Le diagnostic

Le diagnostic de cancer de la prostate est habituellement suspecté lors d’une augmentation de la valeur du PSA, lorsqu’une anomalie a été détectée au toucher rectal ou si des symptômes urinaires ou génitaux sont présents : sang dans les urines ou dans le sperme…
Il n’y a pas d’urgence à mettre en route un traitement d’un cancer de la prostate à son début. Le risque d’aggravation d’un cancer de la prostate durant ce délai est faible car un cancer de la prostate évolue habituellement de façon lente.

Le médecin procède dans un premier temps à ce que l’on appelle un bilan initial pour déterminer s’il s’agit bien d’un cancer de la prostate. Ce bilan comporte :

  • Un entretien avec le patient (que les professionnels appellent « interrogatoire ») pour évaluer son état de santé général et identifier les éventuels antécédents médicaux ou chirurgicaux personnels et familiaux. Il recherche également des symptômes qui peuvent le guider dans son diagnostic
  • Un examen clinique du patient, dont UN TOUCHER RECTAL qui permet d’examiner la prostate et de détecter une éventuelle anomalie.
  • Une prise de sang, pour faire le dosage d’une protéine fabriquée par la prostate, appelée antigène prostatique spécifique (PSA en abrégé). Ce dernier est en général élevé lorsqu’un cancer prostatique est présent.

    ATTENTION : Un PSA total élevé n’est pas forcément synonyme de cancer prostatique, car beaucoup d’autres causes peuvent amener un PSA total à s’élever

  • Une IRM de Prostate Su le PSA Total et/ou le Toucher rectal sont douteux, les nouvelles recommandations nationales et internationales tendent à faire réaliser une IRM de prostate. Le but est de rechercher une zone douteuse dans la glande prostatique qui pourrait expliquer les anomalies constatées.

    ATTENTION : Une zone douteuse sur l’IRM n’est pas une zone cancéreuse systématiquement : des dizaines de causes peuvent expliquer une zone douteuse sur l’IRM, mais la seule dont il faut se méfier, c’est le cancer prostatique

    cancer de la prostate irm

  • Une biopsie de la prostate est réalisée lorsqu’une anomalie est constatée au toucher rectal et/ou en cas d’élévation de la valeur du PSA. Il s’agit de prélèvements de plusieurs petits fragments de tissu dans différentes parties de la prostate, réalisé par voie rectale. Les fragments prélevés sont alors examinés au microscope par un médecin spécialiste dans un institut d’anatomopathologie. Il s’agit d’une analyse des tissus prélevés dans la région suspecte qui permet de confirmer ou non la présence d’un cancer.

    cancer de la prostate biopsie

    cancer de la prostate irm

Les fragments prélevés sont alors examinés au microscope par un médecin spécialiste dans un institut d’anatomopathologie. Il s’agit d’une analyse des tissus prélevés dans la région suspecte qui permet de confirmer ou non la présence d’un cancer.

Le bilan d'extension

Une fois le cancer de prostate diagnostiqué, l’intérêt est de savoir l’extension globale de ce cancer de prostate. La problématique majeure dans la prise en charge thérapeutique du cancer de prostate reste l’appréciation de l’extension de cette néoplasie, qui impacte directement la stratégie de traitement. Dans ce cadre, un examen est systématiquement réalisé (Scintigraphieosseuse), et un autre peut être réalisé sous certaines conditions (PET-Scanner à la Choline) :

  • Une scintigraphie osseuse : Le but est de rechercher des éventuelles localisations osseuses du cancer de prostate. En effet, le cancer prostatique, une fois sorti de la prostate, va préférentiellement se localiser dans les os.
  • Un PET-Scanner à la Choline : Le but est de voir si il existe des envahissement ganglionnaires ou viscéraux à distance par le cancer prostatique. Il n’est réservé que dans certains cas de cancers prostatiques précis
  • En fonction des résultats de ces 2 examens, la stratégie thérapeutique diffèrera alors

    cancer de la prostate scintigraphie osseuse et pet scanner

    Le traitement

    À l’issue du bilan d’extension, le cancer prostatique peut être stratifié en 3 catégories :

    • Cancer localisé à la glande prostatique
    • Cancer localement avancé (c’est à dire « sorti » de la glande prostatique, mais restant localisé au pourtour de la prostate)
    • Cancer métastatique à distance

    CANCER LOCALISÉ À LA GLANDE


    Les traitements qui peuvent être proposés sont de plusieurs ordres :

    • Une Prostatectomie radicale (ablation de la Prostate) qui se pratique de plus en plus avec le Robot Chirurgical DA VINCI (Cf fiche Robot chirurgical DA VINCI) en France et dans le monde. Les praticiens du centre D’Urologie du Velay la pratiquent avec cette technologie révolutionnaire préférentiellement : en effet le robot chirurgical a la articularité de diminuer le temps d’hospitalisation, le saignement durant l’intervention, mais surtout les possibles séquelles de cette intervention (fuites urinaires post-opératoires et/ou dysfonction érectile) sont bien moindres.

      cancer de la prostate robot Da Vinci

    • Une Radiothérapie couplée à une Hormonothérapie (piqures par une infirmière à domicile) pendant 6 mois
    • Une thérapie ciblée avec la thérapie FOCAL ONE (Cf Fiche : FOCAL ONE) qui présente la caractéristique de traiter la petite lésion dans la glande prostatique en la laissant en place -> cela évite les effets indésirables de la prostatectomie. Mais cette technique est codifiée, et ne peut actuellement être proposée qu’à une certaine caste de patients. Là- encore, les praticiens du centre D’Urologie du Velay la pratiquent au PUY EN VELAY

      cancer de la prostate Focal One

    CANCER LOCALEMENT AVANCÉ


    Lorsque le cancer prostatique est sorti de la glande (effraction extra-capsulaire), une seule thérapeutique est de mise -> La Radio-Hormonothérapie de 3 ans : le patient va bénéficier d’une Hormonothérapie (injections de produits en sous-cutané par une infirmière à domicile tous les 3 mois), couplée à une Radiothérapie prostatique (Service de Radiothérapie du Centre Hospitalier Émile Roux)

    cancer de la prostate radio-Hormonotherapie

    CANCER MÉTASTATIQUE


    La prise en charge consistera à une Hormonothérapie au long cours, couplée ou non à une chimiothérapie ou à une thérapeutique de dernière génération

    cancer de la prostate scintigraphie osseuse

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