La lithiase rénale

la lithiase renale

01La définition

02Les symptômes

03Type de calculs

04Le traitement

05En conclusion

La définition

La lithiase se caractérise par l’agglomération de déchets filtrés par le rein, dans les cavités excrétrices rénales (bassinet, calices : VOIR FICHE ANATOMIE), formant ainsi un calcul.

En France la lithiase urinaire concerne chaque année environ 2 millions de personnes, mais seuls 5 à 10% des calculs sont symptomatiques.

Les symptômes

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Peu de calculs sont symptomatiques : ils se manifestent alors essentiellement par des coliques néphrétiques (douleurs dues à une obstruction des voies urinaires par le calcul) : douleur partant du creux des reins, et se dirigeant vers le bas, en direction des organes génitaux externes.

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La plupart des calculs sont asymptomatiques : Ils sont alors révélés par des examens réalisés pour d’autres raisons :

  • Echographie abdominale : elle met en évidence une image bien visible (dite « hyperéchogéne »), associée à un cône d’ombre postérieur dans les reins : ceci signe la présence d’un calcul. Cette hyperéchogénicité ne présume en rien de la nature du calcul.
  • Une radio du ventre (dénommé « Abdomen Sans Préparation ou ASP ») peut permettre de visualiser certains calculs, de nature calcique. Il permet alors de repérer sa localisation exacte et sa taille.
  • Un scanner abdominal : c’est l’examen de référence pour repérer un calcul dans les cavités rénales, mais aussi pour déterminer sa nature chimique
  • Une mesure du pH urinaire peut renseigner sur la nature du calcul :
    • pH acide dans les calculs d’acide urique
    • pH alcalin dans les calculs calciques

Le type de calculs

Les calculs peuvent être de différentes compositions avec des mécanismes de formation variables. Leur formation est due à une concentration urinaire excessive de certains déchets dans les cavités rénales.

  • LITHIASES CALCIQUES : Ce sont les lithiases les plus fréquentes. Dans 80 à 90% des cas, la lithiase calcique ne relève d’aucune origine précise. Il s’agit d’une maladie multifactorielle due à une concentration urinaire excessive de différents facteurs dans les cavités rénales: calcium, phosphate, oxalate…
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  • LITHIASES URIQUES : Elles représentent 10% des calculs urinaires dans nos pays. Leur formation est facilitée par l’hyperacidité des urines et/ou l’élimination excessive d’acide urique dans les urines (« hyperuricosurie ») qui peut être :
    • Le témoin d’une élévation du taux d’acide urique dans le sang (hyperuricémie) qui se manifeste dans la maladie de la goutte entre autre.
    • Elle peut également être secondaire à la prise de certains médicaments (diurétiques, AINS…).
    La lithiase urique a la particularité d’être radio-transparente à l’ASP et donc repérable uniquement à l’échographie ou le scanner abdominal.
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  • LITHIASES INFECTIEUSES : Elles sont devenues moins fréquentes. Il s’agit de calculs « phospho-amoniaco-magnésiens » (ou struvite) dont la formation est due à une infection urinaire par des bactéries sécrétant une enzyme particulière : l’uréase. Ces calculs sont souvent volumineux, coralliformes (moulant la totalité des cavités rénales, c’est à dire le bassinet et une ou plusieurs tige calicielle).
  • LITHIASES CYSTINIQUES : Elles sont très rares (1% à 3% des calculs). Ces calculs sont la manifestation clinique de la cystinurie qui est une maladie héréditaire due à un défaut de transport sanguin des acides aminés, notamment de la cystine entraînant une élimination urinaire excessive. Ces calculs sont souvent récidivants.

Le traitement


TRAITEMENT MÉDICAL

Beaucoup de calculs rénaux de petite taille (≤ 6 mm) ne nécessitent pas de traitement particulier et peuvent s’éliminer spontanément :

  • Les calculs inférieurs ou égaux à 4mm ont 80% de chances de s ‘éliminer seuls
  • Les calculs de 4 à 6mm ont 30% de chances de s’éliminer seuls

La survenue d’une crise de colique néphrétique impose généralement un traitement antalgique par voie intraveineuse. Une fois la crise passée, on s’intéresse à la localisation et à la taille du calcul pour prévoir le traitement le plus approprié. Les Anti-inflammatoires sont les médicaments les plus efficaces pour calmer ce type de douleur.

Seuls les calculs d’acide urique sont accessibles à une dissolution par alcalinisation des urines. L’eau de Vichy Célestins ou des produits alcalinisants type trométamol (Alcaphor®) remplissent parfaitement ce rôle. La dissolution est parfois incomplète et toujours lente (plusieurs semaines)

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TRAITEMENT UROLOGIQUE

Depuis le milieu des années 80, les méthodes thérapeutiques ont été bouleversées avec de nouvelles techniques, rendant la place de la chirurgie ouverte extrêmement réduite :

  • Lithotripsie extra-corporelle (LEC) : ( Cliquez ici pour consulter la page de cette technique ). Mise au point en 1980 et développée depuis 1984, elle a révolutionné le traitement des calculs rénaux. Son principe est de focaliser sur le calcul rénal des ondes à haute pression pour le fragmenter. Cette fragmentation va transformer le calcul en petits grains de sable qui seront éliminés dans les urines. Chaque lithotripteur est caractérisé par un générateur d’ondes de choc et un système de visée du calcul. L’élimination des fragments prend parfois plusieurs jours et est facilitée par une diurèse abondante. Certains calculs nécessitent plusieurs séances de lithotripsie pour être totalement fragmentés. Ces séances sont alors répétées avec un intervalle de plusieurs jours pour éviter des contusions rénales itératives. Le taux actuel de succès (patient débarrassé de tout fragment de calcul à 3 mois) est de 60% à 75%. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les calculs ≤ 2 cm localisés dans le bassinet.
  • lithiase renale lithotripsie

  • Urétéroscopie rigide : Elle est souvent utilisée dans le traitement des calculs bloqué dans l’uretère. Ces derniers seront fragmentés par ondes de chocs directes sur le calculs (comme un « marteau piqueur »), ou par laser. On introduit l’urétéroscope par les voies naturelles (pas de cicatrice opératoire).
  • lithiase renale ureteroscopie rigide

    lithiase renale ureteroscopie rigide 1

  • Urétéroscopie souple : ( Cliquez ici pour consulter la page de cette technique ). Elle est utilisée pour certains calculs pyéliques volumineux ou pour des calculs nichés dans les cavités calicielles rénales, difficiles d’accès en vision directe. Cette technique utilise une destruction des calculs par laser uniquement. Là-encore, on introduit l’urétéroscope par les voies naturelles.
  • lithiase renale ureteroscopie souple

En conclusion

La lithiase rénale est une maladie très fréquente. Le plus souvent elle est asymptomatique, mais peut se révéler par des coliques néphrétiques.

Il s’agit le plus fréquemment de calculs calciques, plus rarement uriques ou infectieux.

Si la grande majorité des calculs nécessitent uniquement une surveillance, bon nombre d’entre eux devront subir un traitement urologique. De nombreuses modalités thérapeutiques peu invasives existent actuellement dominées par la lithotripsie extracorporelle.

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