Accident vasculaire cérébral

l'accident vasculaire cerebral

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Un accident vasculaire cérébral (ou AVC) est une affection qui survient dans les suites d'un problème au niveau des artères du cerveau. Deux types d'AVC se distinguent :

  • L'AVC dit « ischémique » (80% des AVC) : Une artère cérébrale est obstruée à cause de la présence d'un caillot de sang, ce qui entraine une souffrance d’une partie du cerveau qui n’est plus alimenté en sang oxygéné.
  • l'AVC dit « hémorragique » (20% des AVC) : On observe une rupture d’une artère provoquée le plus souvent par une l'hypertension artérielle. Il en résulte un hématome dans le cerveau entrainant là-aussi une souffrance de ce dernier

accident vasculaire cerebral définition

L'AVC est la première cause de handicap physique de l'adulte en France. Les AVC sont souvent responsables de séquelles lourdes, l'accident pouvant toucher des grandes fonctions neurologiques, telles que :

  • La motricité des membres supérieurs et/ou inférieurs le plus souvent, avec paralysie d’un coté du corps (hémi-corps Droit ou Gauche dit « hémiplégie »)
  • La sensibilité (insensibilité et/ou douleurs des membres)
  • Le langage (troubles du langage, voir impossibilité de parler dit « aphasie »)
  • La vision avec troubles de la vision
  • Troubles génito-sphinctériens : troubles urinaires ou sexuels

avc les handicaps


Les signes urinaires

A la phase aiguë (dans les jours qui suivent l’AVC), on observe souvent une incontinence urinaires avec fuites impérieuses (impossibilité de se retenir pour aller aux toilettes), le plus souvent. Ces troubles sont présents dans 70-80% des cas

A distance, les troubles urinaires ont tendance à se normaliser. On observe en général une hyperactivité vésicale :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit)
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux ») avec fuites résiduelles

    symptômes imperiosite vesicale

Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète. Les infections urinaires sont fréquentes chez ce type de patient, du fait de résidus supérieurs à 150mL le plus souvent.

    symptômes visée obtrusive

On peut enfin avoir une miction dite « hachée » dans 20% des cas : c’est à dire une miction qui débute, puis s’arrête quelques instants, puis reprend spontanément. cette caractéristique est due à une mauvaise coordination entre le sphincter urinaire et la vessie (contractions anarchiques du sphincter urinaire durant la vidange de a vessie).

Le retentissement de ces troubles urinaires sur la qualité de vie des patients est difficile à évaluer, car ils cumulent plusieurs handicaps comme séquelles de leur AVC (plusieurs troubles en même temps).


Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la maladie de Parkinson :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales

    avc cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.

avc bilan urodynamique


Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique des troubles urinaires post-AVC. La prise en charge repose essentiellement sur 2 aspects :

  • Un traitement par anticholinergique pour calmer une hyperactivité de vessie, en privilégiant ceux ne passant pas la barrière hémato-encéphalique (CERIS®, VESICARE®)
  • Une rééducation périnéale avec des kinésithérapeutes spécialisés

    avc rééducation

Il est important de noter que si une prise en charge urologique d’une Hypertrophie Bénigne de Prostate (HBP) devait être réalisée, le patient doit être mis au courant du risque d’efficacité modeste, voire nulle, du fait de cette probable vessie neurologique.

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