La sclérose en plaque

sclerose en plaque

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau et la moelle épinière. Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables : engourdissement d’un membre, troubles de la vision, sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos, troubles des mouvements, troubles vésicaux et génitaux…..

Elle se caractérise par une destruction des gaines de myélines qui véhiculent l’influx nerveux, entrainant une atteinte de la propagation des influx nerveux. Cette maladie évolue par « poussées » le plus souvent : Les destructions des gaines de myélines se font par périodes entrecoupées de phases d’accalmie.

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Les signes urinaires

Il arrive que les signes urinaires et/ou génitaux soient les premiers signes qui se manifestent chez un(e) patient(e) n’ayant encore aucun diagnostic de fait.

Le plus souvent, ces signes sont marqués par une hyperactivité de la vessie :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux »)

    imperiosite vesicale

  • D’éventuelles fuites urinaires avant d’avoir le temps d’aller uriner

    sclerose en plaque fuites urinaires

Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète

    symptomes visée obtrusive

Enfin, des signes génitaux peuvent se manifester :

  • Une baisse de la libido (le désir sexuel).
  • Une fatigue générale.
  • Une diminution de la qualité de l’érection chez les hommes

    sclérose en plaque diminution érection

  • Une diminution de la qualité de l’orgasme chez les femmes (« anorgasmie »)

Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la SEP :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales.

    cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.
  • bilan urodynamique

Le traitement

Le traitement principal reste celui de la sclérose en plaque : Des anti-spasmodiques et des traitements spécifiques de la SEP, qui par ricochet, ont un effet certain sur les troubles génito-urinaires engendrés par cette maladie.

Mais lorsqu’il existe des troubles urinaires, des thérapies spécifiquement urologiques peuvent être réalisées :

  • Dans un premier temps, le traitement repose sur la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS®, DITROPAN®). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la fréquence urinaire.

    anticholinergiques

  • Des injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) peuvent être proposées si les anticholinergiques sont inefficaces : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

    toxine botulique A

  • On peut aussi proposer une neuromodulation sacrée qui consiste à implanter un boitier en position dorsale sous-cutanée qui va aller réguler le fonctionnement de la vessie. Mais ce traitement présente le plus souvent une efficacité temporaire avec diminution de cette dernière au fil du temps.

    neuromodulation

  • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.
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