La maladie de Parkinson

La maladie de parkinson

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables.

Les troubles liés au Parkinson apparaissent le plus souvent vers 50 ans à 70 ans. Ce qui cause la perte progressive de neurones dans la maladie de Parkinson reste inconnu dans la plupart des cas. Les scientifiques s'entendent pour dire qu'un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux interviennent, sans toujours pouvoir les définir clairement.

La maladie de parkinson définition

Les signes urinaires

En général, ces signes surviennent tardivement c’est à dire à un stade avancé de la maladie. Ils sont marqués le plus souvent par une hyperactivité de la vessie :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit).
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux »).

    L'impériosité vésicale

  • D’éventuelles fuites urinaires avant d’avoir le temps d’aller uriner.

    Les fuites urinaires

    Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive.

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète.
  • Les symptômes à visée obtrusive

    Le diagnostic

    Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la maladie de Parkinson :

    • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
    • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales.

      La cystoscopie

    • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
    • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.

    Le bilan urodynamique


    Le traitement

    Le traitement principal reste celui de la maladie de Parkinson : adjonction d’un traitement par dopamine (MODOPAR®). A un stade avancé, on peut mettre en place des stimulateurs sous thalamiques qui améliorront l’ensemble des signes de la maladie de Parkinson, mais aussi l’ensemble des troubles vésico-sphinctériens.

    Mais lorsqu’il existe des troubles urinaires, des thérapies spécifiquement urologiques peuvent être réalisées :

    • Dans un premier temps, le traitement repose sur la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS® - DITROPAN® à éviter autant que possible). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la fréquence urinaire.

      Les anticholinergiques

    • Des injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) peuvent être proposées si les anticholinergiques sont inefficaces : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

      La toxine botulique-A

    • On peut aussi proposer une neuromodulation sacrée qui consiste à implanter un boitier en position dorsale sous-cutanée qui va aller réguler le fonctionnement de la vessie. Mais ce traitement présente le plus souvent une efficacité temporaire avec diminution de cette dernière au fil du temps.

      la neuromodulation

    • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.
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