La définition de la neuro-urologie

Définition de la neuro-urologie

01La définition

02Fonctionnement normal du systeme urinaire

03Les bases de l'atteinte

04Le traitement

La définition

La neuro-urologie est une spécialité qui étudie et traite des patients ayant des pathologies neurologiques avec retentissement sur l’appareil urinaire et génital.

Les maladies neuro-urologiques concernent les troubles de la miction (besoins impérieux avec incontinence ou rétention urinaire) et génitaux (impuissance, troubles de fertilité), liés à des lésions médullaires (paraplégie ou tétraplégie) ou liées à des maladies neurologiques comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson … .

Fonctionnement normal du systeme urinaire

Le système vésical et sphinctérien fonctionne suivant 2 phases qui s’alternent de manière régulière :

  • Une phase de « réservoir » qui fonctionne 99% du temps : la vessie se laisse distendre (c’est la phase dite « de continence »). Le système sphinctérien est quant à lui actif, ce qui évite les fuites d’urines.
  • La phase de reservoir

  • Une phase de « vidange » qui fonctionne 1% du temps : la vessie se contracte pour expulser les urines (c’est la phase dite « de miction »). Le système sphinctérien devient alors inactif pour laisser sortir les urines. Cette phase doit être volontaire, aisée, complète et indolore.

    La phase de vidange

    L’ensemble de ce fonctionnement est régulé par divers nerfs qui vont de la moelle épinière à la vessie et au sphincter urinaire :

  • Les nerfs hypogastriques qui naissent entre la 10ème vertèbre thoracique et la 2ème vertèbre lombaire Les nerfs pelviens qui naissent entre la 2ème vertèbre sacrée et la 4ème vertèbre sacrée

    Les nerfs hypogastriques et/ou pelviens

    Ces nerfs sont eux-mêmes sous le commandement d’une zone cérébrale qui coordonne l’ensemble des influx nerveux et que l’on appelle dans le milieu médical : le centre pontique pré-frontal.

    La zone cérébrale.jpg

Les bases de l'atteinte

En fonction de l’atteinte neurologique du patient (nerfs hypogastriques et/ou pelviens, moelle épinière, cerveau), les signes qui se manifesteront ne seront pas les mêmes :

  • Toutes les lésions médullaires (accidentelles ou congénitales) peuvent être responsable d’une paraplégie ou d’une tétraplégie. L’interruption de l’influx nerveux qui chemine du cerveau jusqu’à l’extrémité de la vessie peut retentir sur la miction.
  • Un traumatisme de la colonne vertébrale entraînant une blessure de la moelle épinière ou une malformation de naissance (dite « spina-bifida ») peuvent être responsable d’une paraplégie ou d’une tétraplégie. Ces lésions médullaires ont d’importants retentissements urinaires. Une interruption de l’influx nerveux qui chemine du cerveau jusqu’à l’extrémité de la vessie peut retentir sur la miction.
  • Pour la même raison, d’autres maladies (comme la sclérose en plaques) peuvent entraîner des troubles urinaires d’intensité variable par atteinte directe de la moelle épinière.
  • Il est aussi possible de souffrir de troubles urinaires en raison d’une atteinte du cerveau (accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson…).
  • Les défaillances vésicales et génitales

    Ainsi, les défaillances vésicales et/ou génitales ne seront pas les mêmes pour un patient avec une maladie de Parkinson, une sclérose en plaque (SEP), un accident vasculaire cérébral (AVC)….

Le traitement

Ils visent à traiter vos troubles urinaires et seront adaptés à votre cas. Vous serez guidés dans vos décisions par vos spécialistes (urologue, médecin rééducateur et neurologue) étant partagés entre le souci de soulager vos symptômes, d'améliorer votre qualité de vie, et d’anticiper sur les complications organiques susceptibles de survenir à long terme (notamment la destruction de vos reins à plus ou moins long terme) :

  • En général, le traitement repose sur l’association de moyens mécaniques tel que les auto-sondages (traitement de choix de la rétention chronique du blessé médullaire) combinés à la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS®, DITROPAN®). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la pression dans la vessie.

    Les anticholinergiques

  • Les injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

    La toxine botulique A

  • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.

    approche chirurgicale


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