Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate

01Généralités

02Les causes

03Le diagnostic

04Bilan d'extension

cancer de la prostate définition

Les généralités

Avec environ 60 000 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate représente le premier cancer de l'homme en France devant le cancer du poumon. Mais sa fréquence varie beaucoup avec l'âge. En effet, un homme environ sur 10 présentera une forme clinique de cette maladie au cours de sa vie : Il apparaît rarement avant 50 ans, la plupart des cas étant constatés entre 60 et 90 ans. L'âge moyen de détection de cette tumeur est de 70 ans.

cancer de la prostate généralités

Les causes

Aucune cause, à ce jour, n’est connue avec précision. Un certain nombre de facteurs sont néanmoins associés à un risque élevé de développement d'un cancer de la prostate :

  • L'âge et la génétique : Le cancer de la prostate semble toucher certaines familles en particulier, ce qui laisse penser qu'il existe un facteur héréditaire ou génétique. Un homme dont le père ou le frère souffre d'un cancer de la prostate a deux fois plus de risque d'en souffrir à son tour. Le risque est encore plus élevé pour les hommes ayant plusieurs personnes atteintes dans leur entourage, notamment si leurs proches étaient jeunes au moment où le cancer a été diagnostiqué. Les scientifiques ont identifié plusieurs gènes héréditaires dont la présence semble augmenter le risque de développer un cancer de la prostate.
  • L’origine ethnique : Elles semblent aussi jouer un rôle : le risque semble plus élevé pour les hommes originaires d'Afrique tandis que les hommes originaires d'Asie sont les moins touchés.
  • Le Régime alimentaire et l’hygiène de vie : L'hygiène de vie, le régime alimentaire et l'exposition à des toxines environnementales semblent également jouer un rôle dans le développement et la vitesse de propagation du cancer de la prostate :
    • Les régimes riches en viande rouge, en calcium (produits laitiers) et en mauvais cholestérol (LDL) semblent favoriser l'apparition de cancer de la prostate.
    • Les régimes alimentaires riches en aliments crus et en légumes permettent de se protéger du cancer de la prostate.

Le diagnostic

Le diagnostic de cancer de la prostate est habituellement suspecté lors d’une augmentation de la valeur du PSA, lorsqu’une anomalie a été détectée au toucher rectal ou si des symptômes urinaires ou génitaux sont présents : sang dans les urines ou dans le sperme…
Il n’y a pas d’urgence à mettre en route un traitement d’un cancer de la prostate à son début. Le risque d’aggravation d’un cancer de la prostate durant ce délai est faible car un cancer de la prostate évolue habituellement de façon lente.

Le médecin procède dans un premier temps à ce que l’on appelle un bilan initial pour déterminer s’il s’agit bien d’un cancer de la prostate. Ce bilan comporte :

  • Un entretien avec le patient (que les professionnels appellent « interrogatoire ») pour évaluer son état de santé général et identifier les éventuels antécédents médicaux ou chirurgicaux personnels et familiaux. Il recherche également des symptômes qui peuvent le guider dans son diagnostic
  • Un examen clinique du patient, dont UN TOUCHER RECTAL qui permet d’examiner la prostate et de détecter une éventuelle anomalie.
  • Une prise de sang, pour faire le dosage d’une protéine fabriquée par la prostate, appelée antigène prostatique spécifique (PSA en abrégé). Ce dernier est en général élevé lorsqu’un cancer prostatique est présent.

    ATTENTION : Un PSA total élevé n’est pas forcément synonyme de cancer prostatique, car beaucoup d’autres causes peuvent amener un PSA total à s’élever

  • Une biopsie de la prostate est réalisée lorsqu’une anomalie est constatée au toucher rectal et/ou en cas d’élévation de la valeur du PSA. Il s’agit de prélèvements de plusieurs petits fragments de tissu dans différentes parties de la prostate, réalisé par voie rectale. Les fragments prélevés sont alors examinés au microscope par un médecin spécialiste dans un institut d’anatomopathologie. Il s’agit d’une analyse des tissus prélevés dans la région suspecte qui permet de confirmer ou non la présence d’un cancer.

    cancer de la prostate biopsie

Le bilan d'extension

Une fois le cancer de prostate diagnostiqué, l’intérêt est de savoir l’extension globale de ce cancer de prostate. La problématique majeure dans la prise en charge thérapeutique du cancer de prostate reste l’appréciation de l’extension de cette néoplasie, qui impacte directement la stratégie de traitement. Dans ce cadre, 2 examens sont systématiquement réalisés :

  • Une scintigraphie osseuse : Le but est de rechercher des éventuelles localisations osseuses du cancer de prostate. En effet, le cancer prostatique, une fois sorti de la prostate, va préférentiellement se localiser dans les os.

    cancer de la prostate scintigraphie osseuse

  • Une IRM Prostatique : Le but est de savoir si il existe un cancer localisé seulement dans la glande, ou si ce dernier est sorti avec envahissement du petit bassin ou pelvis

    cancer de la prostate irm

    En fonction des résultats de ces 2 examens, la stratégie thérapeutique diffèrera alors

    cancer de la prostate conclusion

Le cancer du testicule

le cancer du testicule

01La définition

02Les facteurs de risque

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Le testicule a 2 fonctions précises :

  • La sécrétion de testostérone (hormone mâle)
  • La fabrication des spermatozoïdes

Le cancer du testicule survient chez l’homme jeune, et présente des taux de guérison approchant 100%. Il représente environ 5% des cancers urologiques, et se manifeste chez l’homme jeune : rarement avant 15 ans et après 50 ans.

définition du cancer du testicule

Facteurs de risque

Les principaux facteurs de risque sont :

  • Un testicule non descendu au cours de l’enfance : le testicule se retrouve en position « abdominale » car il n’est pas descendu dans le scrotum (le testicule nait dans le l’abdomen durant la phase intra-utérine et va descendre dans le scrotum ensuite). Le risque de cancer est alors 35 fois supérieur à la norme
  • cancer du testicule

  • Une atrophie du testicule (diminution de volume), témoin d’une souffrance du testicule ancienne :soit par traumatisme, soit par infection ancienne

Le diagnostic

Le diagnostic est le plus souvent fortuit (pas de symptomatologie particulière). Le patient remarque une « boule », ou une « masse » au contact de son testicule : cette dernière est en général dure, irrégulière et assez sensible. Dans de rares cas, ce dernier va être découvert par la présence de métastases, ganglionnaires le plus souvent, car le cancer du testicule colonise volontiers les ganglions en première intention.

Le diagnostic du cancer du testicule

Le diagnostic se fait par  :

  • CLINIQUE : palpation des bourses : tuméfaction dure, irrégulière, sensible
  • IMAGERIE : échographie testiculaire retrouvant une masse développée au dépend du testicule, hypervascularisée
  • BIOLOGIE : des marqueurs dans le sang sont dosés et vont signer un cancer du testicule : HCG Total, Alphafoetoprotéine, LDH. Ces marqueurs sanguins sont très importants et vont aussi aider à caractériser le type de cancer testiculaire.

Il est important de souligner 2 points

  • Le retard diagnostique doit être combattu car il est très préjudiciable pour l’avenir du patient. Il peut excéder 6 mois soit parce que le patient par pudeur ou manque d’intérêt n’ose pas en parler à son médecin, soit parce que la tumeur a été prise à tort pour une pathologie bénigne, infectieuse notamment. Il faut donc insister sur la nécessité de consulter immédiatement son médecin devant toute modification de la texture et/ou du volume des testicules à l’autopalpation.
  • Bien que le pronostic du cancer du testicule soit globalement bon, il ne faut pas oublier que cette maladie surprend l’adulte jeune à un moment de sa vie où il s’épanouit personnellement et professionnellement. Le diagnostic de cette maladie constitue donc une rupture violente dans la construction personnelle de cette personne. Il faut donc particulièrement être attentif à un accompagnement adapté au moment de l’annonce du diagnostic

Le traitement

Le traitement de première intention consiste en l’ablation du testicule cancéreux (orchidectomie). Il a 2 buts :

  • Retirer la tumeur mère initiale
  • Evaluer le type de tumeur, car il en existe deux grands types : Les séminomes et les tumeurs non séminomateuses

Une prothèse testiculaire peut alors être mise en place par souci esthétique, si le patient le désire :

  • Soit dans le même temps opératoire
  • Soit secondairement, à distance du geste opératoire

Une fois le geste d’orchidectomie réalisé, en fonction du type de tumeur testiculaire et de l’extension du cancer, il pourra être proposé :

  • de la chimiothérapie
  • de la radiothérapie (beaucoup plus rare)
  • Une simple surveillance

cancer du testicule conclusion

Le cancer de la vessie ( polypes de vessie )

les polypes de vessie

01La définition

02Les facteurs de risque

03Les signes cliniques

04Examens complémentaires

05Traitement de première intention

06Stadification des polypes

07Stratégie thérapeutique

tumeur de vessie

La définition

La vessie, de même que les cavités des reins et les uretères, sont recouverts par un tissu appelé muqueuse ou « urothélium » : Les tumeurs de cette muqueuse sont appelées tumeurs urothéliales. Il s’agit en général de petits polypes.
On enregistre 10700 nouveaux cas par an, et l’âge moyen du diagnostic est de 70 ans. 70% des polypes de vessie ne dépassent pas les couches superficielles de la paroi de vessie, et 30% dépassent la couche musculaire, qui impose un traitement plus radical.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque du polype de vessie sont connus :

  • le premier facteur de risque qui est primordial est le tabagisme : On sait que plus d’un polype sur deux est dû au tabac.
  • polype de vessie tabac

  • l’exposition à certains produits industriels peut entrainer des polypes de vessie : les peintures industrielles, des produits chimiques, des colorants… : il existe donc un facteur de risque professionnel.
  • polype de vessie produits industriels

Les signes cliniques

  1. a) Hématurie microscopique ou macroscopique :
    C’est le signe le plus fréquent, il est isolé le plus souvent et parfaitement indolore. Il arrive que l’hématurie soit accompagnée de caillots pouvant entrainer des difficultés à uriner, voir même un blocage complet nécessitant la pose d’une sonde vésicale (rétention aigue d’urines).
    L’hématurie peut survenir à plusieurs reprises avec une amélioration spontanée en buvant bien : Lorsqu’elle est visible, on dit qu’elle est « macroscopique ». Lorsqu’elle n’est pas visible, on dit qu’elle est « microscopique » (n’est diagnostiquée que sur une analyse d’urines).
    L’importance et l’ancienneté des saignements ne préjugent rien de la gravité du polype.

    polype de vessie hématurie


  2. b) Troubles mictionnels :
    Les polypes de vessie vont irriter l’appareil urinaire : En effet la vessie va considérer le polype comme un corps étranger et va spasmer pour tenter de l’expulser. Dans ce cadre, les polypes de vessie vont être responsables d’une hyper activité de la vessie : envie fréquente d’uriner, difficultés à se retenir d’uriner, brûlure à la miction…

  3. c) Découverte fortuite :
    Il arrive qu’un polype de vessie soit découvert de manière fortuite au cours de la réalisation d’un scanner abdominal ou d’une échographie de vessie pour une autre raison.

    polype de vessie ecographie

  4. Les examens complémentaires

    Toute hématurie doit faire pratiquer un bilan complet afin de s’assurer de l’absence de polype de vessie :

    • Un examen cytobactériologique des urines : Qui va confirmer en général la présence de sang, mais peut dépister aussi une infection urinaire qui peut être une des causes de cette hématurie.
    • une cystoscopie : Une hématurie doit nécessairement faire pratiquer un bilan avec une cystoscopie vésicale. Ce geste est réalisé par l’urologue en consultation. Il va mettre une petite caméra jusqu’au niveau de la vessie, où il va directement aller voir s’il existe un polype dans la vessie. Cette cystoscopie est en général accompagnée d’une cytologie urinaire (prélèvement d’urines durant la cystoscopie) : Ce prélèvement va être envoyé dans un laboratoire spécialisé qui permet de dépister des anomalies sur les cellules d’origine vésicale, et qui peut orienter sur l’agressivité du polype.

    • polype de vessie cystoscopie

    • un Uroscanner : il faut réaliser un uroscanner avec des temps urographiques, afin de s’assurer de l’absence de polype au niveau des uretères ou du rein qui ne seront pas forcément vus en cystoscopie.
    • polype de vessie uroscanner

    Le traitement de première intention

    Lorsque le polype est diagnostiqué, il faut réaliser une résection trans urétrale de la vessie (RTUV) : Ce geste est réalisé par les voies naturelles sous anesthésie générale qui permet de pratiquer à l’ablation du polype qui est ensuite envoyé en analyse anatomopathologique (analyse qui permet d’évaluer l’agressivité du polype). Ce geste est réalisé au cours d’une courte hospitalisation (de 2 à 4 jours).

    polype de vessie anesthesie

    Le patient est ensuite revu en consultation par l’urologue pour l’annonce des résultats qui va permettre, en fonction du type de tumeur, de définir la stratégie thérapeutique à suivre.

    La stadification des polypes

    Du stade de la maladie va dépendre le traitement. On va distinguer deux types de tumeurs principalement :

    • Les tumeurs superficielles (tumeur n’infiltrant pas le muscle de la vessie).
    • Les tumeurs profondes (les tumeurs infiltrant le muscle de la vessie).
    1. a) Les tumeurs superficielles :

      Ce sont des tumeurs appelées « superficielles », car leurs racines ne s’implantent pas en profondeur dans la paroi de la vessie. Elles ne s’implantent que dans une couche superficielle que l’on appelle la muqueuse de la vessie. Elles sont classées pTa (infiltration de l’urothélium) ou pT1 (infiltration du chorion)


    2. b) Les tumeurs profondes :

      Leurs racines vont atteindre une couche plus profonde de la paroi vésicale qui est le muscle de la vessie. Il s’agit là d’un véritable cancer s’infiltrant dans la paroi vésicale. La classification est pT2 (tumeur infiltrant le muscle vésical). Il s’agit de tumeur agressive le plus souvent.


    3. c) Le carcinome in situ (CIS) :

      Il s’agit d’une tumeur agressive mais qui en général ne s’infiltre pas en profondeur. Cette tumeur est plane, sans relief, développée sur la muqueuse. Elle doit être prise en charge comme une tumeur profonde le plus souvent.

      polype de vessie carcinome

    4. Stratégie thérapeutique en fonction du type de tumeur

      1. a) Les tumeurs superficielles :

        En ce qui concerne les tumeurs superficielles, le traitement va dépendre de l’agressivité du polype :

        • soit le polype est plutôt peu agressif (G1 ou G2) et une simple surveillance à raison d’une cystoscopie tous les six mois est à préconiser.
        • soit le polype est agressif (G3) et il faudra réaliser des instillations endo vésicales : Il s’agit de produit que l’on met dans la vessie au moyen d’une sonde, et que l’on doit garder pendant une heure à deux heures. Ce traitement se fait en ambulatoire, à raison d’une séance par semaine toutes les six semaines. Il existe deux types de produit qui peuvent être utilisés. Il s’agit d’une thérapeutique en général bénigne et bien supportée.
        • polype de vessie tumeur superficielle

        polype de vessie tumeur superficielle


      2. b) Les tumeurs profondes :

        Lorsqu’il est découvert une tumeur qui infiltrait profondément le muscle vésical, la sanction chirurgicale est en général une cystectomie (ablation complète de la vessie). C’est une chirurgie qui n’est réservée qu’aux cas graves de cancers de vessie, mais non métastatiques, et qui consiste à retirer la vessie ainsi que la prostate.

        On va ensuite faire une dérivation urinaire qui peut être de type :

        • soit continente (néovessie) réalisée à partir d’intestin grêle.
        • polype de vessie tumeur continente

        • soit incontinente (Bricker) qui correspond à un morceau d’intestin mis à la peau par lequel vont s’écouler les urines de manière incontinente.

          polype de vessie tumeur incontinente

          Actuellement, la tendance est de proposer une chimiothérapie avant ce geste afin de diminuer la masse tumorale afin de préparer au mieux le geste.

          A noter qu’avant la réalisation de cystectomie, un bilan d’extension est obligatoire afin de rechercher d’éventuelle localisation secondaire de tumeur de vessie :

          • Scanner thoracique
          • Scintigraphie osseuse
      3. c) La tumeur de vessie métastatique :

        Lorsqu’une tumeur de vessie est métastatique, il n’y a aucune indication à faire une chirurgie agressive de type cystectomie. Dans ce cadre, on envisage une chimiothérapie. Cette chimiothérapie comprend plusieurs produits. On peut éventuellement envisager une cystectomie dans un deuxième temps s’il y a régression complète des lésions secondaires.

        polype de vessie conclusion

Le cancer du rein

le cancer du rein

01La définition

02Les facteurs de risque

03Le diagnostic

04Le traitement

anatomie du rein

La définition

Le cancer du rein est la plus fréquente des tumeurs du rein qui peuvent être aussi bénignes (gentilles et non agressives). Il s'agit le plus souvent (environ 80 % des cas) d'un adénocarcinome, appelé aussi " adénocarcinome à cellules claires ".

D’autres types de tumeurs malignes du rein sont beaucoup plus rares :

  • les tumeurs tubulo-papillaires ou papillaires,
  • les carcinomes à cellules chromophobes,
  • les tumeurs de bellini,

Pour chaque type de tumeur, le traitement est bien spécifique. l'identification du type de la tumeur est faite par l'analyse au microscope de la tumeur ou d'un fragment de tumeur (biopsie).

Certaines tumeurs du rein sont " bénignes ", c'est-à-dire non agressives et sans danger :

  • Angiomyolipomes ou tumeurs graisseuses
  • les carcinomes à cellules chromophobes,
  • Oncocytomes.

Bien qu’elles soient bénignes, le recours à une chirurgie est parfois nécessaire

Le recours à un spécialiste est dans tous les cas indispensable.

coupe cancer du rein

Il représente 3 % des cancers de l'adulte dans les pays occidentaux. On note une augmentation de 2 à 3 % par an. Les personnes vivant en milieu urbain sont plus touchées que celles vivant en milieu rural. L'âge moyen de survenue est de 62 ans. Les hommes sont 2 fois plus touchés que les femmes.

Les facteurs de risque

Les principaux facteurs de risque sont :

  • Le tabagisme
  • L’obésité
  • L’Hypertension Artérielle
  • Une exposition professionnelle à certains produits chimiques
  • Les patients bénéficiant de dialyse sur une insuffisance rénale chromique

Le diagnostic

Le cancer du rein ne donne aucun signes cliniques pendant longtemps (on dit qu’il est asymptomatique) : il est d’ailleurs souvent découvert de manière fortuite lors de la réalisation de bilans pour d’autres pathologies.

Les signes pouvant donner l’alerte sont assez frustres :

  • Du sang dans les urines (Hématurie)
  • Une douleur en région lombaire
  • Une fièvre prolongée et isolée sans autre symptôme bien précis
  • Une altération de l’état général : fatigue, amaigrissement, perte d’appétit…

Dans 75% des cas il est localisé au rein et dans 25% des cas, il est métastatique

L'examen clinique est le plus souvent normal. Il peut mettre en évidence une masse dans la région lombaire, régulière ou bosselée, plus ou moins mobile, correspondant à la tumeur.

Le diagnostic est principalement fait sur les examens radiologiques :

  • L'échographie abdominale permet de mettre en évidence une masse solide
  • Le scanner abdominal et pelvien permet de visualiser la tumeur rénale et parfois d'évoquer sa nature histologique. Le cancer du rein se traduit par l'existence d'une tumeur déformant le rein, Cet examen permet également de rechercher des métastases, notamment au niveau du foie, et un envahissement des veines ou des ganglions au contact de la tumeur.

turmeur du rein gauche

Le bilan d’extension a pour but de rechercher des métastases :

  • Une scintigraphie osseuse : recherche de localisations de la tumeur dans les os
  • Un scanner thoracique : recherche de localisations de la tumeur dans les poumons

Le traitement

Dans un premier temps, le traitement est le plus souvent CHIRURGICAL et nécessitera :

  • Soit une ablation de la tumeur seule en laissant le rein en place, si cette dernière n’est pas très évoluée : c’est une néphrectomie partielle
  • nephrectomie partielle

  • Soit une ablation du rein en totalité : c’est une néphrectomie totale
  • nephrectomie totale

Dans un deuxième temps, il peut être nécessaire, en fonction du type de cancer, de réaliser une chimiothérapie secondaire

cancer du rein conclusion

Les cancers

les cancers
Un cancer est une pathologie caractérisée par la présence d'une (ou de plusieurs) tumeur maligne formée à partir de la transformation par mutations ou instabilité génétique (anomalies cytogénétiques), d'une cellule initialement normale.Dr Jacques-Philippe Largeron

Les cancers traités par le centre urologique du velay :

Phimosis de l'enfant

Le phimosis de l'enfant

01Le diagnostic

02La prise en charge

Le diagnostic

Le phimosis est un rétrécissement de l’orifice du prépuce qui recouvre le gland. Chez l’enfant, il s’agit d’une anomalie congénitale, c’est à dire liée au hasard des naissances. Il n’y a pas d’hérédité.

phimosis de l'enfant rétrécissement prepuce

Le rétrécissement de la peau du prépuce ne permet pas le décalottage et donc l’hygiène intime nécessaire quotidiennement. Il peut en résulter une accumulation des sécrétions et impuretés pouvant entraîner une réaction inflammatoire locale douloureuse.
A l’adolescence ou l’âge adulte, ce phimosis peut être très gênant lors des états d’érection.

phimosis de l'enfant décalottage prépuce

La prise en charge

La correction de cette anomalie s’avère souhaitable pour l’hygiène et le confort pour les érections. Le traitement peut être en premier lieu une application de pommade à base de corticoïdes pour des phimosis très peu serré. Les résultats restent cependant assez souvent décevants.

Le geste correcteur de référence reste « la posthectomie ou circoncision », permettant d’enlever la peau du prépuce et laissant le gland de la verge plus ou moins découvert.

phimosis de l'enfant la circoncision

Le geste opératoire se fait sous anesthésie générale en hospitalisation d’une journée. La durée de l’intervention n’excède pas 30 minutes. Les points de suture sont faits avec des fils spontanément résorbables sous 15 jours ce qui évite tout soin qui pourrait être pénible en post opératoire pour l’enfant. Cette intervention est très peu douloureuse et ne nécessite pas d’anti douleur à domicile ensuite.

L'énuresie de l'enfant

L'énurésie de l'enfant

01La définiton

02Facteurs favorisants

03Le diagnostic

04Le traitement

La définiton

Il s’agit de la perte involontaire d’urines survenant plus volontiers la nuit. La situation la plus connue est le classique « pipi au lit la nuit ». Mais il y a également parfois, des problèmes de contrôle des urines dans la journée, c’est pourquoi il est distingué l’énurésie nocturne et l’énurésie diurne.

Les perte involontaire urines

Les facteurs favorisants

Il y a un facteur génétique déterminant car lorsque les deux parents ont présenté ce problème, cela concerne 77% des enfants. S’il n’y a pas d’antécédent familial seuls 15 % des enfants peuvent présenter ce problème.

Cela concerne deux garçons pour une fille. Il faut bien noter que 15 % environ des enfants à l’âge de 5 ans présente encore ce problème de contrôle des urines diurnes ou nocturnes.

L'énurésie enfant les facteurs favorisants

Par contre à l’âge de 15 ans, seulement 1% des enfants énurétiques le sont encore, mais ne le resteront pas.

Le diagnostic

Il est simplement clinique et rapidement réalisé : le fait de faire « pipi au lit » régulièrement, voir sans que l’enfant « s’en aperçoive ».

De nombreux facteurs peuvent intervenir dans ce problème. Qu’ils soient génétiques, psychologiques, de la vessie, de troubles du sommeil ou même de troubles hormonaux. Mais il faut surtout prendre garde à s’en tenir à la seule explication psychologique. La prise en charge de l’énurésie de l’enfant doit commencer par l’urologue qui va chercher à éliminer toute cause organique et proposer des solutions sur les différents éléments qui peuvent composer l’énurésie.

Le traitement

Il s’agira aussi de prendre en charge l’aspect psychologique qui résulte de ce problème pour l’enfant, qui peut en être très ennuyé.

Jusqu’à l’âge de 5 ans, il n’y a pas lieu de consulter pour ce problème d’énurésie. Si cela persiste et pose problème pour l’enfant et l’entourage, la consultation est alors tout à fait motivée. L’un des principaux objectifs est d’expliquer et de dédramatiser la situation.

Le traitement de l'enuresie enfant

Cryptorchidie ou ectopie testiculaire

L'ectopie testiculaire

01La définition

02La prise en charge

La définition

La cryptorchidie appelée plus communément « ectopie testiculaire », est l’absence de testicule dans sa bourse. Cela peut concerner un ou les deux testicules. C’est une anomalie congénitale liée au hasard des naissances et non pas héréditaire.

L'ectopie testiculaire definition

Lors du développement du fœtus dans le ventre de sa mère, le testicule n’est pas venu se placer correctement dans la bourse (car les testicules se forment dans le ventre, et ensuite descendent dans la bourse) : le testicule peut être plus ou moins haut situé

L'ectopie testiculaire position du testicule

La prise en charge

La prise en charge de l'ectopie testiculaire

Cela s’effectue par un geste chirurgical qui va permettre d’abaisser le testicule jusque dans sa bourse. Cela s’effectue en hospitalisation ambulatoire d’une journée et sous anesthésie générale. Le geste dure environ 30 minutes voire 1 heure s’il y a les deux côtés à faire.

Il ne s’agit pas d’une intervention très douloureuse. Seule la cicatrice va être gênante pendant quelques jours. La pratique du sport ou des efforts physiques importants seront déconseillées pendant un mois.

L'ectopie testiculaire conclusion

La sclérose en plaque

sclerose en plaque

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau et la moelle épinière. Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables : engourdissement d’un membre, troubles de la vision, sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos, troubles des mouvements, troubles vésicaux et génitaux…..

Elle se caractérise par une destruction des gaines de myélines qui véhiculent l’influx nerveux, entrainant une atteinte de la propagation des influx nerveux. Cette maladie évolue par « poussées » le plus souvent : Les destructions des gaines de myélines se font par périodes entrecoupées de phases d’accalmie.

sclerose en plaque definition

Les signes urinaires

Il arrive que les signes urinaires et/ou génitaux soient les premiers signes qui se manifestent chez un(e) patient(e) n’ayant encore aucun diagnostic de fait.

Le plus souvent, ces signes sont marqués par une hyperactivité de la vessie :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux »)

    imperiosite vesicale

  • D’éventuelles fuites urinaires avant d’avoir le temps d’aller uriner

    sclerose en plaque fuites urinaires

Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète

    symptomes visée obtrusive

Enfin, des signes génitaux peuvent se manifester :

  • Une baisse de la libido (le désir sexuel).
  • Une fatigue générale.
  • Une diminution de la qualité de l’érection chez les hommes

    sclérose en plaque diminution érection

  • Une diminution de la qualité de l’orgasme chez les femmes (« anorgasmie »)

Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la SEP :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales.

    cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.
  • bilan urodynamique

Le traitement

Le traitement principal reste celui de la sclérose en plaque : Des anti-spasmodiques et des traitements spécifiques de la SEP, qui par ricochet, ont un effet certain sur les troubles génito-urinaires engendrés par cette maladie.

Mais lorsqu’il existe des troubles urinaires, des thérapies spécifiquement urologiques peuvent être réalisées :

  • Dans un premier temps, le traitement repose sur la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS®, DITROPAN®). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la fréquence urinaire.

    anticholinergiques

  • Des injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) peuvent être proposées si les anticholinergiques sont inefficaces : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

    toxine botulique A

  • On peut aussi proposer une neuromodulation sacrée qui consiste à implanter un boitier en position dorsale sous-cutanée qui va aller réguler le fonctionnement de la vessie. Mais ce traitement présente le plus souvent une efficacité temporaire avec diminution de cette dernière au fil du temps.

    neuromodulation

  • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.

Le bléssé médullaire

blesse medullaire

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La moelle épinière est la partie du système nerveux central qui se situe à l’intérieur de la colonne vertébrale. Il s’agit d’une structure essentielle aux sensations de notre corps et aux fonctions motrices des 4 membres (2 bras et 2 jambes). Une blessure à la moelle épinière, ou blessure médullaire, coupe la communication entre le cerveau et le reste du corps, entraînant ainsi la paralysie totale ou partielle des membres et du tronc. L’étendue de la paralysie dépend de la localisation de la blessure dans la colonne vertébrale et de sa gravité :

  • Une lésion basse entraîne une paraplégie, c’est-à-dire la paralysie des membres inférieurs.
  • Une lésion haute (au niveau des vertèbres cervicales par exemple) entraîne une tétraplégie, soit la paralysie des quatre membres.

    bléssé médullaire définition

Comme la moelle épinière contrôle le fonctionnement des membres inférieurs et supérieurs, les blessés médullaires doivent bien souvent utiliser un fauteuil roulant.

blesse medullaire en fauteuil roulant

En plus de réduire la motricité, la lésion affecte dans la plupart des cas le fonctionnement des organes qui se trouvent sous le niveau de la lésion, notamment la vessie et les intestins. Elle prive aussi le blessé médullaire de sa sensibilité dans les régions du corps dont les nerfs sont reliés à la moelle épinière sous le site de la lésion.

Les signes urinaires

Les signes urinaires vont dépendre de la localisation du traumatisme médullaire :

  • Si la lésion est supra-sacrée (au dessus de la moelle épinière sacrée) :
    • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit
    • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux »)

      impériosité vésicale

    • De nombreuses fuites urinaires avant d’avoir le temps d’aller uriner (fuites importantes le plus souvent), sans aucune sensation par le patient.
    • blesse medullaire fuites urinaires

  • Si la lésion est au niveau sacrée (au niveau de la moelle épinière sacrée) :
    • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.
    • Une sensation de vidange vésicale incomplète, voir Une rétention chronique urinaire dans de nombreux cas.

      symptomes visee obtrusive

    • Un absence de sensation de besoin urinaire.

Enfin, des signes génitaux vont se manifester dans tous les cas de lésion médullaire, et quel que soit la localisation de la lésion :

  • Une baisse de la libido. (le désir sexuel)
  • Une fatigue générale.
  • Une diminution de la qualité de l’érection chez les hommes.

    blesse medullaire diminution érection

Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par le traumatisme médullaire :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales

    cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.

bilan urodynamique

Le traitement

Le traitement principal reste la prise en charge du traumatisme médullaire :

  • Athlétisation des muscles présents
  • Lutte contre les déformations orthopédiques.
  • Autonomisation du patient.
  • Prévention des complications : escarre, complications thrombo-emboliques, complications ostéo-articulaires...

En ce qui concerne les troubles urinaires, des thérapies spécifiquement urologiques peuvent être réalisées :

  • Dans un premier temps, le traitement repose sur la prescription de médicaments qui calment la vessie si la lésion médullaire entraine une hyperactivité de vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS®, DITROPAN®). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la fréquence urinaire.

    anticholinergiques

  • Des injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) peuvent être proposées si les anticholinergiques sont inefficaces : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose d’éventuels auto-sondages, dus à une paralysie vésicale. Ce traitement est validé scientifiquement.

    toxine botulique-A

  • On peut aussi proposer une neuromodulation sacrée qui consiste à implanter un boitier en position dorsale sous-cutanée qui va aller réguler le fonctionnement de la vessie. Mais ce traitement présente le plus souvent une efficacité temporaire avec diminution de cette dernière au fil du temps.

    neuromodulation

  • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.
  • blesse medullaire approche chirurgicale

L'hernie discale

hernie discale

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Entre chacune des 24 vertèbres mobiles de la colonne vertébrale se trouve un disque intervertébral formé d'une structure fibreuse et solide qui contient un noyau gélatineux (voir le schéma). Ces disques donnent une souplesse à la colonne et servent d’amortisseurs en cas de choc.

hernie discale definition

Une hernie discale est une maladie du disque intervertébral. En jouant le rôle d'amortisseur entre deux vertèbres, ces disques s'usent avec le temps et peuvent parfois se déformer ou sortir de leur enveloppe : cela entraine des compressions nerveuses et des déformations de la colonne vertébrale, à l’origine de la hernie discale. Une hernie discale se produit donc lorsqu’un disque s’affaiblit, se fissure ou se rompt et qu’une partie du noyau gélatineux fait irruption.

hernie discale compression deformation

Bien que la hernie discale puisse toucher n’importe quelle région de la colonne vertébrale, la grande majorité des hernies discales surviennent au bas du dos, dans la région lombaire. Dans ce cas, la hernie peut provoquer une lombalgie. Si la hernie comprime l’une des racines du nerf sciatique, elle peut s’accompagner de douleurs le long d’une jambe : c’est « la sciatique ».

hernie discale région lombaire

hernie discale sciatique

Les signes urinaires

Les signes urinaires les plus fréquents sont :

  • Une dysurie qui regroupe plusieurs symptômes :
    • c’est à dire un jet urinaire faible, voir inexistant (on urines sur ses chaussures)
    • Une nécessité de pousser pour uriner et pour vider sa vessie
    • Des gouttes retardataires à la fin de la miction

    symptomes visee obtrusive

  • Dans certains cas, une rétention indolore avec vessie ne se vidant pas bien, chez laquelle il persiste un « résidu post-mictionnel » : c’est à dire qu’il reste beaucoup d’urine après avoir uriné.
  • Des urgenturies avec difficultés à se retenir lorsqu’on a envie d’uriner (obligation de courir aux toilettes).

    impériosite vesicale

  • On retrouve d’autres signes pelviens fréquemment :
    • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.

      signes ano rectaux

    • Des signes sexuels : perte de sensibilité génitale, impuissance…

      hernie discale signes sexuels

Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la maladie de Parkinson :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales.

    cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.
  • bilan urodynamique

Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique des troubles urinaires sur une hernie discale. La prise en charge repose essentiellement sur 2 aspects, qui ont pour but de traiter les symptômes :

  • Un traitement par anticholinergique pour calmer une éventuelle hyperactivité de vessie.
  • Une rééducation périnéale avec des kinésithérapeutes spécialisés.

    rééducation

Il est important de noter que si une prise en charge urologique d’une Hypertrophie Bénigne de Prostate (HBP) devait être réalisée, le patient doit être mis au courant du risque d’efficacité modeste, voire nulle, du fait de cette probable vessie neurologique. Il est important que la hernie discale soit prise en charge en premier lieu, afin d’éliminer les symptômes urinaires de cette pathologie.

La maladie de Parkinson

La maladie de parkinson

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables.

Les troubles liés au Parkinson apparaissent le plus souvent vers 50 ans à 70 ans. Ce qui cause la perte progressive de neurones dans la maladie de Parkinson reste inconnu dans la plupart des cas. Les scientifiques s'entendent pour dire qu'un ensemble de facteurs génétiques et environnementaux interviennent, sans toujours pouvoir les définir clairement.

La maladie de parkinson définition

Les signes urinaires

En général, ces signes surviennent tardivement c’est à dire à un stade avancé de la maladie. Ils sont marqués le plus souvent par une hyperactivité de la vessie :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit).
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux »).

    L'impériosité vésicale

  • D’éventuelles fuites urinaires avant d’avoir le temps d’aller uriner.

    Les fuites urinaires

    Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive.

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales.
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète.
  • Les symptômes à visée obtrusive

    Le diagnostic

    Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la maladie de Parkinson :

    • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire.
    • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales.

      La cystoscopie

    • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal.
    • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.

    Le bilan urodynamique


    Le traitement

    Le traitement principal reste celui de la maladie de Parkinson : adjonction d’un traitement par dopamine (MODOPAR®). A un stade avancé, on peut mettre en place des stimulateurs sous thalamiques qui améliorront l’ensemble des signes de la maladie de Parkinson, mais aussi l’ensemble des troubles vésico-sphinctériens.

    Mais lorsqu’il existe des troubles urinaires, des thérapies spécifiquement urologiques peuvent être réalisées :

    • Dans un premier temps, le traitement repose sur la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS® - DITROPAN® à éviter autant que possible). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la fréquence urinaire.

      Les anticholinergiques

    • Des injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) peuvent être proposées si les anticholinergiques sont inefficaces : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

      La toxine botulique-A

    • On peut aussi proposer une neuromodulation sacrée qui consiste à implanter un boitier en position dorsale sous-cutanée qui va aller réguler le fonctionnement de la vessie. Mais ce traitement présente le plus souvent une efficacité temporaire avec diminution de cette dernière au fil du temps.

      la neuromodulation

    • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.

La définition de la neuro-urologie

Définition de la neuro-urologie

01La définition

02Fonctionnement normal du systeme urinaire

03Les bases de l'atteinte

04Le traitement

La définition

La neuro-urologie est une spécialité qui étudie et traite des patients ayant des pathologies neurologiques avec retentissement sur l’appareil urinaire et génital.

Les maladies neuro-urologiques concernent les troubles de la miction (besoins impérieux avec incontinence ou rétention urinaire) et génitaux (impuissance, troubles de fertilité), liés à des lésions médullaires (paraplégie ou tétraplégie) ou liées à des maladies neurologiques comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson … .

Fonctionnement normal du systeme urinaire

Le système vésical et sphinctérien fonctionne suivant 2 phases qui s’alternent de manière régulière :

  • Une phase de « réservoir » qui fonctionne 99% du temps : la vessie se laisse distendre (c’est la phase dite « de continence »). Le système sphinctérien est quant à lui actif, ce qui évite les fuites d’urines.
  • La phase de reservoir

  • Une phase de « vidange » qui fonctionne 1% du temps : la vessie se contracte pour expulser les urines (c’est la phase dite « de miction »). Le système sphinctérien devient alors inactif pour laisser sortir les urines. Cette phase doit être volontaire, aisée, complète et indolore.

    La phase de vidange

    L’ensemble de ce fonctionnement est régulé par divers nerfs qui vont de la moelle épinière à la vessie et au sphincter urinaire :

  • Les nerfs hypogastriques qui naissent entre la 10ème vertèbre thoracique et la 2ème vertèbre lombaire Les nerfs pelviens qui naissent entre la 2ème vertèbre sacrée et la 4ème vertèbre sacrée

    Les nerfs hypogastriques et/ou pelviens

    Ces nerfs sont eux-mêmes sous le commandement d’une zone cérébrale qui coordonne l’ensemble des influx nerveux et que l’on appelle dans le milieu médical : le centre pontique pré-frontal.

    La zone cérébrale.jpg

Les bases de l'atteinte

En fonction de l’atteinte neurologique du patient (nerfs hypogastriques et/ou pelviens, moelle épinière, cerveau), les signes qui se manifesteront ne seront pas les mêmes :

  • Toutes les lésions médullaires (accidentelles ou congénitales) peuvent être responsable d’une paraplégie ou d’une tétraplégie. L’interruption de l’influx nerveux qui chemine du cerveau jusqu’à l’extrémité de la vessie peut retentir sur la miction.
  • Un traumatisme de la colonne vertébrale entraînant une blessure de la moelle épinière ou une malformation de naissance (dite « spina-bifida ») peuvent être responsable d’une paraplégie ou d’une tétraplégie. Ces lésions médullaires ont d’importants retentissements urinaires. Une interruption de l’influx nerveux qui chemine du cerveau jusqu’à l’extrémité de la vessie peut retentir sur la miction.
  • Pour la même raison, d’autres maladies (comme la sclérose en plaques) peuvent entraîner des troubles urinaires d’intensité variable par atteinte directe de la moelle épinière.
  • Il est aussi possible de souffrir de troubles urinaires en raison d’une atteinte du cerveau (accident vasculaire cérébral, maladie de Parkinson…).
  • Les défaillances vésicales et génitales

    Ainsi, les défaillances vésicales et/ou génitales ne seront pas les mêmes pour un patient avec une maladie de Parkinson, une sclérose en plaque (SEP), un accident vasculaire cérébral (AVC)….

Le traitement

Ils visent à traiter vos troubles urinaires et seront adaptés à votre cas. Vous serez guidés dans vos décisions par vos spécialistes (urologue, médecin rééducateur et neurologue) étant partagés entre le souci de soulager vos symptômes, d'améliorer votre qualité de vie, et d’anticiper sur les complications organiques susceptibles de survenir à long terme (notamment la destruction de vos reins à plus ou moins long terme) :

  • En général, le traitement repose sur l’association de moyens mécaniques tel que les auto-sondages (traitement de choix de la rétention chronique du blessé médullaire) combinés à la prescription de médicaments qui calment la vessie (Anticholinergiques : VESICARE?, CERIS®, DITROPAN®). Ils présentent un double intérêt puisqu’ils stoppent les fuites urinaires et diminuent la pression dans la vessie.

    Les anticholinergiques

  • Les injections de toxine botulique A (BOTOX®, DYSPORT®) : cette molécule traite efficacement l’hyperactivité de la vessie à raison d’une injection une à deux fois par an. Elle est efficace dans près de 80 % des cas mais il convient de renouveler les injections lorsque l’effet s’épuise. Cette injection impose le sondage mais celui-ci est déjà réalisé dans la majorité des cas. Ce traitement est validé scientifiquement.

    La toxine botulique A

  • L’approche chirurgicale est réservée lors de l’échec des autres traitements ou dans des indications spécifiques. Elle fait appel à diverses techniques: agrandissement vésical utilisant de l’intestin (entérocystoplastie), stimulation du nerf sacré, prothèse dans le canal urétral pour maintenir ouvert le sphincter.

    approche chirurgicale


La neuro urologie

la neuro urologie
La neuro-urologie s’adresse au diagnostic et au traitement de toute forme d'incontinence et des troubles vésico-sphinctériens (rétention urinaire) survenus après une lésion neurologique (accidents vasculaires cérébraux, traumatismes de la moelle épinière, sclérose en plaques, etc.).Dr Jacques-Philippe Largeron

La neuro urologie au centre urologique du velay :

Accident vasculaire cérébral

l'accident vasculaire cerebral

01La définition

02Les signes urinaires

03Le diagnostic

04Le traitement

La définition

Un accident vasculaire cérébral (ou AVC) est une affection qui survient dans les suites d'un problème au niveau des artères du cerveau. Deux types d'AVC se distinguent :

  • L'AVC dit « ischémique » (80% des AVC) : Une artère cérébrale est obstruée à cause de la présence d'un caillot de sang, ce qui entraine une souffrance d’une partie du cerveau qui n’est plus alimenté en sang oxygéné.
  • l'AVC dit « hémorragique » (20% des AVC) : On observe une rupture d’une artère provoquée le plus souvent par une l'hypertension artérielle. Il en résulte un hématome dans le cerveau entrainant là-aussi une souffrance de ce dernier

accident vasculaire cerebral définition

L'AVC est la première cause de handicap physique de l'adulte en France. Les AVC sont souvent responsables de séquelles lourdes, l'accident pouvant toucher des grandes fonctions neurologiques, telles que :

  • La motricité des membres supérieurs et/ou inférieurs le plus souvent, avec paralysie d’un coté du corps (hémi-corps Droit ou Gauche dit « hémiplégie »)
  • La sensibilité (insensibilité et/ou douleurs des membres)
  • Le langage (troubles du langage, voir impossibilité de parler dit « aphasie »)
  • La vision avec troubles de la vision
  • Troubles génito-sphinctériens : troubles urinaires ou sexuels

avc les handicaps


Les signes urinaires

A la phase aiguë (dans les jours qui suivent l’AVC), on observe souvent une incontinence urinaires avec fuites impérieuses (impossibilité de se retenir pour aller aux toilettes), le plus souvent. Ces troubles sont présents dans 70-80% des cas

A distance, les troubles urinaires ont tendance à se normaliser. On observe en général une hyperactivité vésicale :

  • Une pollakiurie : c’est le fait d’aller très souvent uriner (plus de 10 fois par jour et 1 fois la nuit)
  • Des impériosités (urgenturies) : c’est la fait de ne pas pouvoir se retenir d’aller aux toilettes (avoir des « besoins impérieux ») avec fuites résiduelles

    symptômes imperiosite vesicale

Il arrive que l’on ait des symptômes urinaires à visée obstructive

  • Une dysurie : C’est le fait d’avoir un jet urinaire faible, associé ou non à des poussées abdominales
  • Une sensation de vidange vésicale incomplète. Les infections urinaires sont fréquentes chez ce type de patient, du fait de résidus supérieurs à 150mL le plus souvent.

    symptômes visée obtrusive

On peut enfin avoir une miction dite « hachée » dans 20% des cas : c’est à dire une miction qui débute, puis s’arrête quelques instants, puis reprend spontanément. cette caractéristique est due à une mauvaise coordination entre le sphincter urinaire et la vessie (contractions anarchiques du sphincter urinaire durant la vidange de a vessie).

Le retentissement de ces troubles urinaires sur la qualité de vie des patients est difficile à évaluer, car ils cumulent plusieurs handicaps comme séquelles de leur AVC (plusieurs troubles en même temps).


Le diagnostic

Des examens complémentaires vont être réalisés pour confirmer le diagnostic de vessie neurologique, et évaluer les conséquences de l’atteinte vésicale par la maladie de Parkinson :

  • Une échographie réno-vésico-prostatique : recherche d’une mauvaise vidange de vessie, de signes de vessie de lutte, d’une souffrance du haut appareil urinaire
  • Une cystoscopie : recherche d’éventuelles obstructions sous vésicales

    avc cystoscopie

  • Un bilan de fonction rénale (une créatinémie) pour évaluer le fonctionnement rénal
  • Un bilan urodynamique qui est primordial : il permet de faire le diagnostic de vessie neurologique ainsi que d’évaluer l’intensité de cette atteinte.

avc bilan urodynamique


Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique des troubles urinaires post-AVC. La prise en charge repose essentiellement sur 2 aspects :

  • Un traitement par anticholinergique pour calmer une hyperactivité de vessie, en privilégiant ceux ne passant pas la barrière hémato-encéphalique (CERIS®, VESICARE®)
  • Une rééducation périnéale avec des kinésithérapeutes spécialisés

    avc rééducation

Il est important de noter que si une prise en charge urologique d’une Hypertrophie Bénigne de Prostate (HBP) devait être réalisée, le patient doit être mis au courant du risque d’efficacité modeste, voire nulle, du fait de cette probable vessie neurologique.

Hypertrophie de la prostate

Hypertrophie de la prostate

01La définition

02Les causes

03Les conséquences et complications possibles

04Le diagnostic

La définition

L’hypertrophie bénigne de la prostate se caractérise par une augmentation de la taille de la prostate. Une prostate volumineuse comprime l’urètre (conduit urinaire par ou sort l’urine), tout en faisant pression sur la vessie, ce qui engendre un besoin fréquent d’uriner et divers problèmes de miction, selon les cas (jet urinaire plus faible et intermittent, douleurs, sensation de vidange vésicale incomplète…).

Presque tous les hommes sont sujets à l’hypertrophie bénigne de la prostate en vieillissant, car la prostate va augmenter de volume petit à petit. En effet, 50 % des hommes âgés de 60 ans en sont atteints, et 80 % de ceux de plus de 80 ans. Cependant, tous n’en souffrent pas : environ 1 homme atteint sur 2 est incommodé par des symptômes urinaires. Cette affection n’est pas d’origine cancéreuse. Elle n’augmente pas le risque de cancer de la prostate, mais n’empêche pas non plus son développement.

On appelle aussi cette affection « hyperplasie bénigne de la prostate »

définition du cancer de la prostate

Les causes

Les causes de l’hypertrophie de la prostate ne sont pas clairement identifiées. Il existe probablement une prédisposition héréditaire (influence de la génétique), car certaines familles sont plus affectées que d’autres. Toutefois, d’autres facteurs entrent en jeu :

  • La testostérone et son dérivé actif, la dihydrotestostérone, jouent un rôle important
  • Les oestrogènes, des hormones sexuelles féminines présentes en petite quantité chez l’homme, pourraient aussi être impliquées.

Les conséquences et complications possibles

Les hommes atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate risquent davantage de rencontrer l’un ou l’autre des problèmes suivants :

  • Des infections urinaires : une vessie qui ne se vide pas complètement favorise la prolifération de bactéries.
  • La rétention aiguë d'urine dans la vessie : lorsque l'urètre est complètement comprimé, il devient impossible d’uriner ; ce qui cause des douleurs aiguës. il s'agit d'une situation d'urgence médicale.
  • Des calculs dans la vessie : des dépôts de minéraux peuvent se produire par mauvaise vidange vésicale et stagnation des urines, entrainant ainsi des infections urinaires à répétition et une irritation vésicale pouvant être douloureuse.
  • Une distension des parois de la vessie : l’hypertrophie bénigne de la prostate peut accélérer le vieillissement de la paroi de la vessie; avec le temps, celle-ci perd du tonus et ses contractions sont moins efficaces.
  • Des dommages aux reins : la rétention chronique d'une certaine quantité d’urine dans la vessie et les infections urinaires à répétition peuvent compromettre les fonctions rénales, à long terme.

Le diagnostic

Il est important de consulter un médecin en cas de symptômes urinaires. On réduit ainsi le risque de complications sévères. Toutefois, il faut savoir qu’il n’y a pas toujours de relation entre les symptômes ressentis et le volume de la prostate. En effet, certains hommes ont une prostate volumineuse sans avoir de symptômes, alors que d’autres en présentent malgré une plus petite prostate.

Un Toucher Rectal (TR) est nécessaire pour confirmer une augmentation de volume de la prostate

Une échographie de prostate pour mesure du volume de cette glande et mesure de la qualité de la vidange vésicale est indispensable au diagnostic d’hypertrophie de cette glande.

Cancer de la prostate

La prostatite aigüe

la prostatite aigüe

01La définition

02Les germes en cause

03Les causes

04Le diagnostic

05Le traitement

06Conséquences et complications possibles

La définition

Il s’agit d’une inflammation de la glande prostatique, le plus souvent d’origine infectieuse. On distingue :

  • La prostatite aiguë bactérienne : la plus fréquente, secondaire à une infection urinaire, et dont le diagnostic est aisé.
  • La prostatite chronique bactérienne : pouvant être secondaire à un traitement médical insuffisant lors d’un épisode de prostatite aiguë
  • La prostatite non bactérienne : se manifestant comme une prostatite chronique mais sans germe mis en évidence

prostatite aigue

Les germes en cause

Dans 80% des cas environ cette infection est due à Escherichia Coli, plus rarement à protéus, klebsielle, pseudomonas, staphyloccus aureus ou enterobacter…

Escherichia Coli

Les causes

Le plus souvent on ne retrouve pas de cause, il s’agit d’une infection à partir de bactéries remontant le long du canal urinaire.

Mais une prostatite peut également être secondaire à une pathologie urologique qu’il se faut de rechercher à distance de l’épisode infectieux aiguë :

  • Homme de plus de 50 ans : Hypertrophie de la prostate, rétrécissement du canal urétral, calcul vésical, polype de vessie.
  • Homme de moins de 50 ans : exceptionnellement l’infection peut être secondaire à une autre infection de l’organisme (ayant atteint la prostate par voie sanguine.

Le diagnostic

Une prostatite se manifeste souvent comme un syndrome grippal, associant fièvre, courbatures, douleurs abdominales en bas du ventre, associés à des signes urinaires : brûlures voir douleurs lors de la miction, difficultés pour uriner avec un jet plus faible, fréquence des mictions plus importantes….

Le toucher rectal, douloureux, en est fortement évocateur.

Une analyse des urines réalisée au laboratoire, avant tout traitement, confirme le diagnostic : elle retrouve des globules blancs et un germe dans les urines.

Une échographie abdominale et rénale est souvent utile pour :

  • Eliminer une autre pathologie
  • Vérifier l’absence de rétention d’urines qui complique souvent une prostatite aiguë chez les patients ayant une hypertrophie de prostate
  • Vérifier l’absence d’abcès de prostate qui peut compliquer une prostatite aiguë

Il est souvent utile de faire le point sur sa prostate avec un urologue au moment de la découverte de cette infection.

prostatite le diagnostic

Le traitement

Le traitement de la phase aiguë est médical :

  • Antibiothérapie prolongée d’environ 3 à 4 semaines : par voie orale. Les formes graves, avec signes d’infections marquées, nécessitent une hospitalisation de 48 à 72 heures avec des antibiotiques par voie veineuse.
  • Un traitement de mise au repos prostatique par médicaments spécifiques de type alpha-bloquants : XATRAL, OMEXEL ….
  • Hydratation abondante (> 1,5 litres d’eau /jour)
  • Un traitement antalgique et pour diminuer la fièvre

Conséquences et complications possibles

Les hommes atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate risquent davantage de rencontrer l’un ou l’autre des problèmes suivants :

  • La rétention aiguë d'urine dans la vessie : lorsque l'urètre est complètement comprimé par une prostate inflammatoire, il devient impossible d’uriner ; ce qui cause des douleurs aiguës. il s'agit d'une situation d'urgence médicale.
  • L’abcès prostatique, suspecté en cas de fièvre persistante malgré 4 à 6 jours d’antibiotiques adaptés à l’infection. Cette complication nécessite le plus souvent un drainage par voie endoscopique (à travers l’urètre) ou trans-rectale au cours d’une hospitalisation.
  • La septicémie (ou sepsis sévère) qui correspond à la diffusion des germes dans tout l’organisme, avec retentissement majeur sur l’organisme : Il s’agit d’une complication grave.

  • prostatite conclusion

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